« Même si c’est sa chose, on lui demande pardon. S’il ne peut pas, qu’il parte !» (La Mama panafricaine à Damiba)

L’Organisation de la société civile (OSC) Amitié Burkina-Russie a encore donné de la voix ce dimanche 21 août 2022 à Ouagadougou, à l’occasion d’une conférence de presse. La situation sécuritaire nationale et la question de la réconciliation nationale ont été les principaux points abordés.

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De la situation sécuritaire nationale, l’Organisation de la société civile (OSC) Amitié Burkina-Russie, huit mois après la prise du pouvoir par le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), fait « un constat très amer ».

Amado Sana.
Amado Sana, Secrétaire général de l’organisation.

« Nous constatons chaque jour la recrudescence des attaques terroristes, avec leurs cortèges de morts et de destruction des biens publics et privés, de nombreux villages pillés et saccagés par des terroristes, une augmentation sans précédent du nombre de personnes déplacées internes (PDI), etc. », a dressé Amado Sana, Secrétaire général (SG) de l’organisation.

Et de faire savoir que les annonces du gouvernement de transition, notamment en ce qui concerne la montée en puissance de l’armée, les frappes aériennes réalisées par l’armée, les démantèlements et destructions de bases terroristes, etc. « n’est que la poudre aux yeux ».

Ainsi, au regard du contexte sécuritaire et au risque de « voir le Burkina sombrer », l’Amitié Burkina-Russie a renouvelé son appel à collaborer avec la Russie pour « un partenariat d’Etat à Etat, gagnant-gagnant et sincère »

Réconciliation nationale 

Sur la question de la réconciliation nationale, « nous assistons à une mise en œuvre d’une réconciliation forcée et à face voilée qui s’apparente à une restauration d’un groupe de personnes. Nous soupçonnons des manœuvres des autorités de la transition à utiliser les ressources de l’Etat pour corrompre et préparer les consciences des Burkinabè sur du faux afin de faire revenir l’ancien président Blaise Compaoré. Cette pratique risque de nous diviser davantage et de nous opposer », a dit Amado Sana.

L’Amitié Burkina-Russie a toutefois appelé le peuple burkinabè à rester en alerte. « En cas d’entêtement du MPSR à nous maintenir dans la servitude de la France, à nous imposer le retour de Blaise Compaoré et des dignitaires de son régime, nous invitons le peuple burkinabè à se tenir débout et à se dresser comme un seul homme contre cette forfaiture et de répondre à tout mot d’ordre éventuel d’action pour la libération et l’indépendance réelle de notre pays », a demandé le SG.

La Mama panafricaine.
La Mama panafricaine (micro en main).

L’autre demande non moins forte de l’OSC est celle du départ du pouvoir du Lieutenant-colonel Damiba, en cas d’incapacité de gérer ‘’sa chose’’ de celle qui se fait appeler la Mama panafricaine, également membre de la structure. « Même si c’est sa chose, on lui demande pardon. S’il ne peut pas, qu’il parte ! », a-t-elle demandé. 

Elle lui a également rappelé qu’il doit son pouvoir à une marche illégale. « C’est une marche illégale qui l’a amené au pouvoir. Il (ndlr, président Damiba) faut qu’il comprenne ça. Donc, nous empêcher de marcher, c’est nous enlever notre liberté », a-t-elle déclaré.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24 

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Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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