Lutte contre le changement climatique : « Nous voulons beaucoup plus d’actions que d’écrits » (Bahiré Jean Jacques Tegawende)

Du 28 au 29 Octobre 2022, se tient la conférence nationale des jeunes sur le Climat. Pour la présente édition,  100 jeunes réunis vont s’entretenir sur la thématique « Contribution des jeunes à la mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau national : de la formation à l’action. La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce vendredi 28 octobre 2022, à Ouagadougou.

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Du 6 au 18 novembre 2022 se tiendra à Charm-el-Cheikh en Egypte la 27e Conférences des Parties (COP 27). En marge de ce grand rendez-vous, s’est tenue en ce jour 28 octobre 2022, la conférence nationale des jeunes sur le climat (CNJC ODD).

Cette rencontre vise à doter la jeunesse de capacités critiques leur permettant de s’approprier les mécanismes de la lutte contre les changements climatiques et les enjeux de la COP 27 d’une part, et aussi d’autre part rendre visibles les actions des jeunes burkinabè et africains à la COP 27.

« D’ici 2100, nous allons avoir 4 degrés en plus, selon une étude inter gouvernementale sur le climat », lâche Omer Kaboré, directeur pays d’OXFAM Burkina. De ses dires, le Burkina Faso, qui fait partie de la région du sahel est assez exposé aux humeurs climatiques, pour cela, le mieux serait de trouver des solutions adéquates pour éradiquer le mal.

« Vous comprenez que 4 degré de plus au regard déjà de la situation actuelle, la zone Sahel et le Burkina seront plus impactés, sachant qu’à cela nous auront également une population qui va augmenter. Donc vous comprenez que la question climatique devient une urgence et il faut agir et agir et très vite »,  informe Omer Kaboré.

Pour le docteur Jean Marie Sourwema, directeur général du Fond d’Intervention pour l’Environnement (FIE), il est attendu beaucoup de ces jeunes réunis en ce jour, pour jouer leur partition dans le processus de lutte contre le changement climatique.

« Cette conférence des jeunes sur le climat  menée au niveau local tient au fait que nous voulons une prise de conscience au niveau national des jeunes sur les questions climatiques. Donc il est attendu beaucoup des jeunes, qu’il ait un investissement, que ça soit individuel ou collectif, sur les actions de lutte contre le changement climatique. 

Ici, de façon pratique, c’est inviter les jeunes à se mobiliser d’avantage pour le plaidoyer et faire la veille citoyenne, et surtout monter des projets, et aller vers la recherche des financements pour pouvoir mettre en œuvre ces projets qui vont diminuer, atténuer les effets de changements climatiques au niveau du Burkina Faso », a-t-il indiqué.

Ayant fait de la lutte contre le changement climatique son cheval de batail, la Grande Muraille Verte, par la voix de Bahiré Jean Jacques Tegawende, lance une mention spéciale aux organisateurs de ces rencontres, d’où son implication à ces évènements. Cependant, il résume leurs attentes en fin de ces travaux à ces propos :

« Nous attendons à ce que les jeunes nous donnent beaucoup plus d’orientation en matière de lutte, parce que la plupart du temps, les choses sont toujours restées dans les tiroirs, nous ne voulons pas que les recommandations qui vont sortir de ce grand rendez-vous restent dans les tiroirs. Nous voulons encore beaucoup plus d’implication de la jeunesse dans le cadre de cette lutte contre le changement climatique. Nous voulons beaucoup plus d’actions que d’écrits », conclut l’assistant en suivi et évaluation à la coordination nationale de la grande muraille verte, Bahiré Jean Jacques Tegawende.

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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