Lutte contre la malnutrition au Burkina Faso : La nécessité d’attaquer le problème par la communication, selon l’Alliance Nationale pour la Fortification (ANF)

Des membres du club des journalistes et communicateurs en nutrition et sécurité alimentaire (CJCN-SA) et certains de la ligue des consommateurs bénéficient d’un renforcement de capacités sur la question de la nutrition à Bobo-Dioulasso du 21 au 23 mars 2023. Cette initiative de l’Alliance Nationale pour la Fortification (ANF) se veut une aubaine de mise en lumière sur la question de la fortification alimentaire afin de mieux réadapter les stratégies sur le sujet. 

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15% des enfants en Afrique de l’Ouest naissent avec un faible poids de naissent/ déficience du tube neural (déficience en folâtre). Et 1 femme sur 2 ou 1/2 souffre de d’anémie, selon l’Alliance Nationale pour la Fortification (ANF).

C’est donc plus que paritaire de restaurer ou de renforcer la communication sur les biens faits de la fortification afin de mieux contrôler ce sujet. Pour ce faire, l’ANF veut attaquer par la communication surtout à travers trois jours d’outillage du club des journalistes et communicateurs en nutrition et sécurité alimentaire (CJCN-SA) et des membres de la ligue des consommateurs afin de mieux faire passer l’information sur le sujet.

A cette rencontre d’échange et de partage d’informations, s’inscrivant dans le cadre de la Stratégie de fortification alimentaire à grande échelle en Afrique de l’Ouest, plusieurs experts du domaine y prennent part. Il s’agit ici concrètement, à écouter le Dr Abdoulaye Gueye, représentant l’ANF, de repenser les stratégies de la nutrition. 

« La malnutrition au Burkina Faso, sous toutes ses formes, constitue un problème de santé publique. Il existe plusieurs formes de malnutrition. Il y a la malnutrition par défaut qui se caractérise par une déperdition du poids. Il y a la malnutrition par excès qui va se traduire par le surpoids et l’obésité. Il y a la malnutrition à carence qui est une forme de malnutrition silencieuse qui tue à petit feu. Comme cela ne suffisait pas, on est dans un environnement aujourd’hui où on a la conjugaison de ces différentes formes de malnutrition », a-t-il expliqué. 

Outre cette question, les difficultés liées à ce sujet ont également été évoquées notamment la difficulté de contrôle des huiles sur le marché, le sel contenant de l’iode, la difficulté financière des personnes concernées, etc. C’est donc à cet titre qu’un reportage du club de journalistes a évoqué les difficultés liées à ce problème.

«  10% de sel importé à Ouagadougou et 40% à Bobo-Dioulasso ne sont pas conformes aux normes », selon les échanges. Pour l’organe de contrôle qui participe à ce cadre, la qualité hygiénique du sel concerne la propreté du sel, l’absence de corps étrangers, le type et la qualité de l’emballage, l’étanchéité de la fermeture de l’emballage.

A écouter la direction de la nutrition, à travers la voix de Dr Nana Thiombiano/Coulibaly, l’« absence d’une stratégie nationale, d’un plan de communication et d’un plan de suivi et évaluation de la fortification; Insuffisance des capacités techniques et financières des structures de contrôle; Indicateurs de suivi de la fortification non définis, absence d’un cadre commun des résultats, absence de système de collecte de données informatisé Insuffisances dans l’arrêté portant créations de l’ANF (BE comme source de financement du fonctionnement non inscrit », sont les problèmes qui minent le sujet et il faille une réelle synergie d’actions pour y arriver.

Pour parler du sujet, plusieurs communications ont été données courant la journée. Le rendez-vous est pris pour 3 jours de mise à niveau.

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24

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