SIRA, un rôle qui change une vie à jamais !

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Nafissatou Cissé est une jeune actrice comédienne burkinabè. Elle incarne à la perfection l’un des principaux rôles dans le film SIRA de la réalisatrice Apolline Traoré. Elle est promise à un bel avenir d’actrice, selon des observateurs avisés du domaine, si elle continue de bosser dur. Pourtant, rien ne lui prévoyait une carrière dans le cinéma. Mais un rôle va changer une vie. Un rôle a changé Nafissatou à jamais. Portrait !  

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Nafissatou Cissé, c’est la parfaite Sahélienne. Issue d’une famille nombreuse, elle laisse transcender la joie de vivre et la convivialité émanant de la grande famille africaine. Svelte, magnifique teint ébène… Son sourire ne la quitte jamais. À la fleur de l’âge adulte, elle est aussi une tête bien faite. Étudiante en marketing et gestion commerciale à l’université Aube nouvelle, elle a aussi été hôtesse.

Aujourd’hui, on peut dire sans hésiter qu’elle est une jeune actrice burkinabè de renommée internationale. Dire qu’il ne lui a fallu qu’un rôle pour entrer dans la cour des grands ! Le célèbre acteur burkinabè Lazare Minoungou, nous dira qu’elle “est jeune première”. C’est-à-dire pour un coup d’essai dans le jeu de rôle, ce fut un coup de maitre, une réussite pour la néophyte du jeu d’acteur.

“Je dirai déjà qu’elle a eu une chance inouïe de rentrer dans le monde du cinéma d’auteur avec fracas dans un rôle de choix avec une réalisatrice professionnelle et passionnée (Apolline Traoré, NDLR)”, nous souffle Lazare Minoungou. Il parle bien sûr du rôle que Nafissatou Cissé incarne dans SIRA de la réalisatrice Apolline Traoré.

Le premier de sa carrière qu’elle joue avec perfection. Actuellement, elle ne compte plus les distinctions reçues à travers ce rôle. Elle remporte le Prix Galion d’Or de la Meilleure Actrice à la 2e édition du Festival Master International Film Festival (MIFF 2023, Yasmine Hammamet, Tunisie).

Elle est également nominée aux AMAA (African Mouvies Academy Awards) au Nigéria, elle est aussi détentrice du prix du plus jeune acteur africain au Sotigui Awards. Que de trophées remportés par cette jeune actrice burkinabè passionnée désormais de cinéma. Un bébé né avec des dents, dans un Burkina rempli de dinosaures cinéastes. C’est une révélation, c’est l’avenir. Pourtant, rien ne la prédestinait au cinéma.

Comment Nafissatou Cissé est arrivée dans le cinéma ?

Pour la petite histoire, le cinéma ne faisait pas partie d’un programme ou d’un plan de vie tracé par Nafissatou. À la base, le plan de vie de Nafissatou était bien tracé et croyez-le, le cinéma n’en faisait pas partie. Pourtant, son entourage voyait en elle, une actrice toute faite. Mais dans sa tête, ce sont « les études en marketing, c’est juste les études et la passion, c’était plus la danse que le cinéma », avoue-t-elle. « Mais le cinéma est venu par coup de chance, aussi par un petit pouce. 

Un tonton était en train de naviguer sur les réseaux sociaux et m’a dit qu’il y a une affiche qui circule et le profil qu’on cherche me correspond, pourquoi ne pas te lancer ? Déjà tu arrives à nous faire rigoler », révèle Nafissatou qui jusque-là n’était toujours pas intéressée, parce que, dit-elle, le cinéma ne cadrait pas avec sa vision de l’avenir, mais le tonton va insister.

La suite, vous la connaissez. Une SIRA nous est née grâce à la réalisatrice Apolline Traoré, qui lui fait jouer ce rôle dans le film dramatique SIRA. Un rôle qui va lui valoir le surnom SIRA et un ticket d’entrée dans l’histoire du septième art au Burkina Faso et au-delà.

En rappel, Sira est un film dramatique, écrit et réalisé par Apolline Traoré dont les acteurs principaux sont, entre autres, Nafissatou Cissé, Mike Danon, Lazare Minoungou, Nathalie Vairac, etc. Selon le synopsis du film, « Sira, jeune fille peulh, et sa tribu traversent le désert pour se rendre dans un village où son fiancé Jean-Sidi l’attend pour l’épouser. Soudain, tous les hommes sont violemment massacrés par une bande surgie de nulle part.

Le chef des agresseurs, Yéré emmène Sira pour s’être fait humilier par elle. Violée et laissée pour morte dans le désert, Sira se retrouve seule face à son instinct de survie. Elle trouve refuge dans une grotte. Elle découvre dans ce désert que le camp des terroristes est dirigé par Moustapha, le meilleur ami de son père et Yéré son violeur.

Lire aussi → « Sira », l’héroïne, « la première fille » de la cinéaste Apolline Traoré

Entre amertume, désolation et désir de vengeance, Sira, qui va devoir assumer qu’elle est enceinte de son agresseur, décide de tout faire pour déjouer les plans macabres des terroristes, tandis que sans qu’elle ne le sache son fiancé est parti à sa recherche…

Trois générations de femmes se révèlent aux côtés de Sira : Aissatou, sa mère, Kémi adolescente kidnappée, séquestrée comme esclave sexuelle ». Un premier tournage difficile pour notre actrice qui cependant relève ce défi. La réalisatrice du film SIRA reconnait les conditions difficiles dans lesquelles le film est tourné dans une interview sur Burkina 24.

Trois (3) mois de tournage dans le désert mauritanien, il faut vraiment le faire. Nafissatou du haut de son jeune âge doublé du manque d’expérience dans le jeu d’acteur à l’époque réussit la prouesse. Surmonter les fortes températures et tous les aléas d’un tournage à plusieurs centaines de kilomètres de son Burkina Faso natal.

Il a fallu du courage. Mais la force de caractère de Nafissatou Cissé et sa détermination à relever le défi lui permettent d’être à la hauteur du défi pour récolter des lauriers aujourd’hui. À présent, actrice imbibée de dents et de griffes, elle est désormais passionnée et assoiffée du jeu de rôle.

Malgré les difficultés, Nafissatou, comme ses proches l’appellent, réussit son premier rôle avec brio. Dorénavant, c’est une star. Malgré les difficultés rencontrées, le cinéma, que dire, le jeu d’acteur est désormais une passion pour Nafissatou Cissé. Le changement est net. Loin de l’ébranler, les difficultés lors de ce premier tournage et le délicieux nectar du succès qui s’en est suivi enracinent Sira dans l’univers de l’art cinématographique.

En plus, elle est passionnée. Le cap de sa vie change. Le cinéma lui colle à la peau. « Je ne voulais pas être dans le cinéma, mais depuis que j’ai passé ces trois mois en Mauritanie, jouer un rôle, être une autre personne, ça m’a captivée, galvanisée et c’est devenu une passion pour moi. Si demain, on m’appelle pour me proposer un rôle dans un film, si le rôle qu’on me propose va dans les normes que je veux, si le scénario est bon, je saute », affirme sans hésiter Nafissatou Cissé.

Lazare Minoungou et Nafissatou Cissé recevant un prix

Par ailleurs, ce rôle permet aussi, à notre star de se redécouvrir intrinsèquement. Ce rôle fait ressortir une autre personnalité en elle qu’elle ne connaissait pas, une autre facette cachée en elle. Le fait de se mettre dans la peau d’un personnage, de faire ressortir des émotions qui ne sont pas forcément les siennes lui permettent de mieux comprendre le monde, de voir autrement le monde, de mieux comprendre les gens. En un mot, de grandir.

« Il fallait cela pour que j’aie peut-être plus de maturité, que ça soit humainement parlant et professionnellement parlant. C’est quelque chose que j’ai vraiment aimé et apprécié. Avec le jeu d’acteur, tu dois ressentir des émotions d’un personnage qui n’est pas toi-même.

Tu arrives à te mettre à la place de certaines personnes pour comprendre leur ressenti. Je me dis que cela a révélé encore plus de maturité en moi. Nafissatou avant SIRA et Nafissatou après SIRA, c’est la même personne, mais avec une plus grande maturité », acquiesce-t-elle.   

C’est peu donc de dire que ce rôle transforme Nafissatou Cissé. Elle passe d’ailleurs de la jeune étudiante qui passe inaperçue à cette star sous les feux des projecteurs. Le regard des gens change à son égard, et “c’est normal d’ailleurs”, reconnait-elle, laissant esquisser un sourire. Cependant face à cette vie de star, Nafissatou garde la tête sur les épaules.

En tout cas, SIRA est une bonne personne, une personne vraie, selon ses proches. En outre, côté personnalité par contre, elle reste elle-même après avoir fait son entrée dans l’univers des stars du septième art burkinabè. C’est une personne qui dit ce qu’elle pense, sans détour, elle n’aime pas l’hypocrisie. Avec un brin d’humour, Lazare Minoungou, le Sotigui d’or 2023, ajoute : « c’est une sorcière. Je rigole, c’est une fille sympathique, courageuse et curieuse ». 

Ce que ses amies pensent d’elle dans cette vidéo ⤵️

La jeune actrice, après cette entrée fulgurante dans le septième art, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle compte poursuivre dans le jeu d’acteur, donner le meilleur d’elle-même et se surpasser encore et encore. En fait, Nafissatou a testé et elle est restée ! “Quand j’ai essayé, j’y ai pris goût. Jouer un personnage, c’est formidable.

C’est quelque chose de waouh ! », confie-t-elle avec les yeux rêvant de perspectives. Des perspectives de tournages justement sont en vue, elle est d’ailleurs en discussion avec des réalisateurs en vue d’autres tournages, mais elle ne nous en dira pas plus.

Incontestablement, SIRA scelle le destin de notre jeune actrice, plus d’opportunités, beaucoup plus d’ouvertures. “Étant une personne Lambda, c’était compliqué, mais avec SIRA, j’ai eu beaucoup plus d’ouvertures et d’entrées”, nous confie-t-elle.

Du haut de ses 25 ans, elle ne pipe mot de sa situation amoureuse. Nous en savons déjà assez sur sa vie et du bel avenir qui lui est promis dans le cinéma. Selon Lazare Minoungou, elle est destinée à un bel avenir d’actrice, si seulement, les conditions au plan national “indépendamment d’elle, sont réunies et si elle se forme et s’instruit davantage sur le jeu d’acteur et le métier même du cinéma”.

Hamadou OUEDRAOGO 

Burkina 24 

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Un commentaire

  1. Arts are important to civilization plus it is heart warming to know there are Burkinabes who focus at making Arts in Burkina Faso all they may be. I hope we are keeping lasting records of Arts in Burkina Faso plus Africa as whole. Our history show others often still what is possible to steal of our Arts plus claim our Arts as belonging to them leaving us to our future generations appearing to be as group lazy , uneducated plus unintelligent people when we were exact opposite. As once highly educated people our history show Arts were used as not only entertainment but also teaching tool to assist at instilling morals plus other useful information. In short Arts in moderation definitely have place of honor in Burkinabes plus all Negroid Africans lives.
    Henry Author Price Jr aka Kankan

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