Burkina Faso : 10 magistrats et 1 avocat éclaboussés par un vaste réseau de corruption judiciaire

Le KORAG  a révélé, dans son communiqué N°03, ce 12 novembre 2025, une nouvelle affaire de corruption d’envergure, touchant cette fois le cœur du système judiciaire burkinabè. Dix magistrats, dont un Procureur Général, ainsi qu’un avocat, sont impliqués dans un vaste réseau de corruption et d’influence ayant biaisé le traitement d’un dossier sensible de fraude douanière. 

L’intégralité du communiqué ici 👇🏿

Engagé dans la refondation de l’État et la moralisation de la vie publique, le Burkina Faso, sous la conduite du Capitaine Ibrahim Traoré, poursuit sans relâche sa lutte contre la corruption, qualifiée par le KORAG de « mal pernicieux ».

Cette volonté politique forte a permis de lever le voile sur plusieurs pratiques illicites qui minent la justice et les finances publiques.

Un scandale aux douanes devenu affaire d’État

L’affaire trouve son origine dans un réseau de corruption au sein des douanes burkinabè, impliquant treize agents, dont un inspecteur et un contrôleur, accusés depuis mai 2021 d’extorsion et de blanchiment de capitaux.

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Ces agents exigeaient entre 100 000 et 150 000 F CFA par camion auprès des transporteurs, malgré un dédouanement régulier. Des images, vidéos et douze témoignages ont confirmé la réalité des faits.

Cependant, contre toute attente, le juge d’instruction a prononcé un non-lieu en juillet 2024, décision confirmée par la Cour d’appel de Ouagadougou le 27 août 2025, au mépris des éléments de preuve.

Une décision que le KORAG qualifie de « mascarade judiciaire », estimant qu’elle compromet gravement la crédibilité des institutions judiciaires.

Des magistrats et un avocat dans le collimateur

Les investigations menées en octobre 2025 ont permis de démanteler un réseau d’agents indélicats opérant au sein même de la Cour d’appel.

Selon le communiqué, dix magistrats ; parmi lesquels un Procureur Général et plusieurs juges ; ainsi qu’un avocat, sont accusés d’avoir perçu des avantages indus et d’avoir influencé le cours de la justice au profit des mis en cause.

Le KORAG dénonce également la divulgation de l’identité des dénonciateurs par certains juges, une faute grave qui met en péril la sécurité des témoins et compromet les efforts de protection des lanceurs d’alerte.

Désinformation et fermeté

Dans le même communiqué, le KORAG pointe du doigt une campagne de désinformation orchestrée par certains médias occidentaux, visant à décrédibiliser les actions du gouvernement burkinabè dans sa lutte contre la corruption.

Face à cette situation, le Comité assure que les poursuites disciplinaires et judiciaires seront engagées contre tous les acteurs concernés, sans exception ni faveur, afin de restaurer la confiance dans la justice et d’assurer une moralisation durable du système judiciaire.

« La lutte contre l’impunité se poursuivra avec rigueur et détermination », conclut le communiqué, réaffirmant la volonté du Burkina Faso de bâtir un État intègre et souverain.

Retrouvez également l’intégralité en texte du communiqué ici 👇🏿

KORAG COMMUNIQUE N° 03

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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