Venezuela : Les États-Unis « aux commandes » après la capture de Nicolás Maduro

Les États-Unis affirment avoir pris le contrôle du processus de transition politique au Venezuela à la suite de l’arrestation spectaculaire du président Nicolás Maduro. Déchu du pouvoir après une opération militaire américaine menée le 3 janvier 2026, l’ancien chef de l’État vénézuélien doit comparaître le lundi 5 janvier 2026 devant un tribunal fédéral de New York.

Pour les autorités américaines, Nicolás Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores ont été exfiltrés du Venezuela puis placés en détention à Brooklyn. Ils font face à de lourdes accusations, notamment de narcoterrorisme et de trafic international de drogue.

Washington les soupçonne d’avoir collaboré avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) pour l’acheminement de quantités importantes de cocaïne vers les États-Unis. Quatre chefs d’accusation doivent leur être officiellement notifiés lors de l’audience prévue à midi.

À Caracas, la vice-présidente sortante, Delcy Rodríguez, a été désignée présidente par intérim. Elle a affiché une volonté de coopération avec les États-Unis en vue d’un « développement partagé ». Toutefois, le président américain Donald Trump a averti que toute déviation de cette ligne exposerait la nouvelle dirigeante à de lourdes conséquences.

Derrière cette transition imposée, les enjeux économiques apparaissent majeurs. Donald Trump a publiquement exprimé son intérêt pour les importantes réserves pétrolières du Venezuela, les plus vastes au monde, indiquant son intention de faciliter l’accès des compagnies américaines à l’exploitation du brut vénézuélien.

Un lourd bilan humain et une contestation internationale

Malgré les assurances de Washington sur le caractère ciblé de l’opération, le bilan humain demeure préoccupant. Des sources médicales font état d’environ 70 morts et 90 blessés, parmi lesquels figureraient 32 membres des services de sécurité cubains présents sur le territoire vénézuélien.

Sur le plan diplomatique, l’intervention américaine suscite de vives critiques. Le Brésil, le Mexique, la Colombie et l’Espagne ont rejeté toute tentative de contrôle extérieur sur le Venezuela. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir en urgence le lundi 6 janvier 2026 afin d’examiner la légalité et les implications de cette opération, que Washington qualifie de simple « action de police internationale ».

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Si l’opposant en exil Edmundo González Urrutia considère l’arrestation de Nicolás Maduro comme une avancée vers une transition démocratique, l’administration américaine privilégie pour l’heure la stabilité. Le secrétaire d’État Marco Rubio a indiqué que la sécurité régionale et les intérêts américains primaient sur l’organisation immédiate d’élections.

Dans la capitale vénézuélienne, la tension reste palpable. Dimanche 4 janvier, près de 2 000 partisans de l’ancien président ont manifesté pour exiger sa libération, illustrant la persistance de divisions profondes au sein de la société vénézuélienne.

Rédaction B24

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