Togo : L’opposition demande la libération de 70 « détenus politiques »
Togo – La capitale Lomé avait connu mi 2025 une série de manifestations contre le pouvoir en place. Selon la société civile, sept (7) personnes auraient perdu la vie. Pour sa part, le pouvoir a toujours affirmé qu’il n’y avait pas de détenus politiques au Togo.
Le 31 décembre 2025, le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a gracié 1 500 prisonniers dont 75 « détenus politiques », selon plusieurs groupements de partis politiques d’opposition et d’organisations de la société civiles.
Mais, « beaucoup de nos compatriotes sont encore privés de liberté ou gardés dans la souffrance des prisons aux conditions inhumaines. Près de 70 détenus politiques attendent impatiemment d’être libérés. Ils doivent être libérés », ont ajouté ces organisations, parmi lesquelles le front « Touche pas à ma Constitution » et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP).
Pour Nathaniel Olympio, porte-parole du front « Touche pas à ma Constitution », la libération de ces prisonniers d’opinion est une exigence. « Nous continuerons de nous battre pour qu’ils soient libérés. Il n’y a pas de raison que certains soient sortis des prisons et que d’autres maintenus (…) Ce sont des détenus politiques parce qu’ils ont été arrêtés soit dans l’expression de leur opinion politique, soit lors des manifestations », a-t-il déclaré.
Lomé reste formel sur sa position estimant que qu’il n’y avait pas de détenus politiques au Togo. Parmi les détenus graciés, « certains purgeaient une longue détention, d’autres étaient incarcérés pour délits mineurs, d’autres encore sont âgés et en fin de peine, ou encore gravement malades », avait précisé le gouvernement au sujet de cette grâce de fin d’année.
Au nombre des personnes libérées, figurait Steeve Rouyar, un Français arrêté en juin 2025 à Lomé en marge d’une manifestation et accusé notamment d’ « atteinte à la sûreté de l’État ».
Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU
Burkina 24




