L’ex-ministre ghanéen Ken Ofori-Atta arrêté aux États-Unis : Entre soins médicaux et déboires judiciaires

Ken Ofori-Atta, figure centrale de la politique et de la finance ghanéenne, a été interpellé le mercredi 7 janvier 2026 par les services de l’immigration américaine (ICE). Alors qu’il séjournait aux États-Unis pour des raisons de santé, l’ancien ministre se retrouve désormais au cœur d’un imbroglio mêlant statut migratoire et accusations de corruption dans son pays d’origine.
L’ancien ministre des Finances, Ken Ofori-Atta, âgé de 66 ans, a été placé en détention dans un établissement situé en Virginie. Selon ses avocats, l’arrestation par l’ICE n’est pas directement motivée par les poursuites judiciaires au Ghana, mais par des complications liées à son statut migratoire sur le sol américain.
Arrivé aux États-Unis en janvier 2025 pour traiter un cancer de la prostate, Ofori-Atta aurait entamé une procédure d’ajustement de statut afin de prolonger légalement son séjour au-delà de la validité de son visa. Ses conseils affirment qu’il collabore pleinement avec les autorités américaines pour régulariser sa situation.
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Pendant que l’ancien argentier luttait contre la maladie à l’étranger, la justice de son pays resserrait l’étau autour de lui. Ken Ofori-Atta a été officiellement déclaré fugitif en février 2025, avant d’être formellement accusé de corruption en novembre de la même année.
Les investigations portent sur plusieurs transactions de fonds publics jugées suspectes, survenues durant son mandat au ministère des Finances (2017-2024) sous la présidence de Nana Akufo-Addo. Il lui est notamment reproché d’avoir pris des décisions ayant entraîné d’importantes pertes financières pour l’État ghanéen.
Ministre influent ayant supervisé des réformes fiscales majeures et des négociations cruciales avec le Fonds monétaire international (FMI), Ken Ofori-Atta voit sa réputation entachée par ces développements. Son arrestation intervient dans un climat où la gestion des ressources publiques durant son mandat est scrutée de près par les nouvelles autorités d’Accra.
Alors que ses avocats espèrent une libération rapide pour lui permettre de poursuivre ses soins, l’ombre d’une éventuelle procédure d’extradition vers le Ghana plane désormais sur l’ancien banquier d’investissement.




