Formation civique : Les nouveaux enseignants-chercheurs achèvent 30 jours d’immersion

Le Centre de formation et de production de Loumbila a accueilli, le lundi 12 janvier 2026, la cérémonie de fin d’immersion patriotique de 199 nouveaux enseignants-chercheurs et attachés de recherche. Pendant 30 jours, ces universitaires ont troqué la toge contre le treillis pour une formation civique et militaire.
C’est une étape historique pour l’enseignement supérieur au Burkina Faso. Entrée en formation le 14 décembre 2025, la toute première promotion de 199 nouveaux enseignants-chercheurs et attachés de recherche a subi 30 jours d’immersion patriotique au centre du Service National de Développement (SND), désormais Service National Patriotique (SNP). Cette première promotion regroupe 169 assistants, 17 assistants hospitalo-universitaires et 13 attachés de recherche.

Durant un mois, ces intellectuels ont suivi un programme rigoureux mêlant civisme, secourisme, pédagogie universitaire et initiation au maniement des armes. L’objectif affiché par le gouvernement est de forger des agents publics d’un type nouveau, capables d’allier excellence académique et discipline de fer.

Pour Somkieta Francis Ouédraogo, délégué de la promotion, cette expérience a été une véritable école de vie. « Nous avons accepté, au nom de notre chère patrie, de nous soumettre à cette étape cruciale qui devrait à terme transformer l’être, le savoir-être et le savoir-faire du chercheur », a-t-il déclaré lors de son allocution. Il a ajouté que la rigueur physique a renforcé leur résilience face aux défis de la nation.

Le Colonel Haïdara Moctar Traoré, Directeur général du SND, a tenu à saluer l’humilité des participants. Selon lui, leur passage au centre de Loumbila est une réussite. « Vous avez une responsabilité particulière, celle d’incarner dans vos salles de cours, vos laboratoires, vos hôpitaux, les valeurs de civisme, du patriotisme et de discipline», a-t-il indiqué.

De son côté, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Adjima Thiombiano, a baptisé cette promotion « Mbam Ndiakomba », ce qui signifie les « Guerriers du Savoir ». Pour le ministre, la compétence technique seule ne suffit plus dans le contexte actuel de refondation nationale. « Nous avons besoin d’hommes et de femmes compétents, certes, mais ayant surtout une bonne dose de patriotisme incarnant l’ordre et la discipline », a-t-il martelé.

Désormais, cette formation civique et patriotique est devenue une condition obligatoire pour toute nouvelle recrue de l’État. Ces 199 « guerriers » rejoignent maintenant leurs institutions respectives avec pour mission de diffuser ces valeurs républicaines auprès de la jeunesse estudiantine.
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Akim KY
Burkina 24




