Angola : Un groupe séparatiste déclare « l’indépendance » du Cabinda
En Angola, un groupe séparatiste à l’origine d’une insurrection de faible intensité qui dure depuis des décennies dans l’enclave pétrolifère de Cabinda, a déclaré ce lundi 02 février 2026, « l’indépendance » du territoire vis-à-vis de l’Angola.
L’enclave pétrolifère de Cabinda, cette province côtière, enclavée entre la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville et séparée du reste de l’Angola par une étroite bande de terre, produit les trois cinquièmes du pétrole angolais. Elle est la cible d’attaques sporadiques de séparatistes depuis son intégration officielle à l’Angola en 1975, lorsque le pays d’Afrique australe est devenu indépendant du Portugal.
La direction du Front de libération de l’enclave de Cabinda (FLEC) a diffusé, lors d’une conférence de presse, à Bruxelles en Belgique, une vidéo montrant le secrétaire général Jacinto Antonio Telica déclarant « l’indépendance » du territoire.
Selon eux, la vidéo a été filmée plus tôt ce lundi 02 février 2026 à Cabinda. « Au nom du peuple de Cabinda et dans le plein exercice de son droit à l’autodétermination, nous déclarons solennellement que Cabinda est et sera désormais un État souverain et indépendant », a déclaré Telica selon qui le mouvement s’apprêtait à nommer un « parlement » chargé de rédiger une Constitution et de désigner un « exécutif provisoire responsable de l’organisation institutionnelle de l’État, de la gestion de la transition politique et de la représentation de la République de Cabinda auprès de la communauté internationale ».
À Bruxelles, le représentant du FLEC chargé des relations internationales, Andre Quinta, a déclaré que le groupe n’abandonnerait pas sa lutte armée tant que Cabinda ne serait pas réellement indépendante. « Tant que Cabinda ne sera pas libre, toutes les options continueront d’être utilisées, qu’il s’agisse de la diplomatie, de recours juridiques ou d’actions militaires », a affirmé Quinta.
Les séparatistes accusent notamment le gouvernement de tirer d’énormes profits des réserves pétrolières de Cabinda et de mener une répression comprenant l’arrestation de militants indépendantistes.
Le dimanche 1er février dernier, la police a arrêté cinq manifestants lors d’un rassemblement à Cabinda, organisé pour marquer le 141ᵉ anniversaire du traité de Simulambuco, qui a placé Cabinda sous domination portugaise en 1885.
Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU
Pour Burkina 24




