Procès de Viviane Yolande Compaoré : « Je demande pardon. Un être humain ne doit pas ôter la vie », déclare l’accusé

Le procès sur l’assassinat de l’ex-ministre des Transports, Viviane Yolande Compaoré, s’est rouvert ce vendredi 13 mars 2026 au Tribunal de grande instance Ouaga 2.
D’entrée, les résultats de l’expertise ont été dévoilés, suite à la précédente demande des avocats de l’accusé. « J’ai fait le travail demandé. J’ai reçu M. Bougouma le 2 mars dernier. Je l’ai examiné. M. Bougouma n’est pas passé par plusieurs chemins pour raconter l’histoire. Il revenait sur le fait qu’il a été persécuté », a-t-il expliqué.
À la question du tribunal de savoir si la santé mentale de l’accusé permettait de le juger, l’expert a déclaré que l’accusé souffrait d’un délire de persécution. « Si vous lui demandez s’il peut se défendre, il va vous relater son délire de persécution », a-t-il avancé.
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Ainsi a été donné le ton des débats. L’accusé a été appelé à la barre. « Connaissez-vous Viviane Yolande ? », a questionné le président du tribunal. L’accusé a répondu par l’affirmative. « J’étais fier de la rencontrer pour la première fois. Mais ce jour-là, c’était un dimanche, elle m’a accusé d’avoir volé ses téléphones dans la voiture », a-t-il indiqué.
Poursuivant, le président du tribunal a demandé ce qui s’est réellement passé à la date du 10 janvier 2026. Comme réponse, il a avancé des propos ambigus. « Je ne me souviens pas. Le passé n’est plus nécessaire. Je demande pardon. Un être humain ne doit pas ôter la vie. Je l’aimais d’un grand amour », a-t-il relaté.

Autant de réponses remplies d’ambiguïtés ont été servies par l’accusé. Nonobstant, les juges n’ont pas été désarmés et l’accusé a fini par craquer. « Ce jour-là, je suis parti avec l’intention de la tuer. Je suis rentré chez elle. Elle était dans sa chambre et, quand je suis entré dans la douche, j’ai vu deux couteaux. C’est avec ça que j’ai pu l’achever », a-t-il rappelé.
Le procès se poursuit avec l’audition des témoins.




