Conflit au Moyen‑Orient : L’Iran sélectionne les navires « alliés » autorisés à traverser le détroit d’Ormuz

Dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient, l’Iran a instauré un contrôle strict du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, n’autorisant désormais que les navires de pays jugés « alliés » à traverser cette voie stratégique.

Le détroit d’Ormuz est un point névralgique du commerce énergétique mondial, par lequel transitent habituellement près de 20 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié (GNL). Mais depuis l’escalade du conflit, la circulation y est fortement perturbée. D’après la société de renseignement maritime Windward, au moins cinq navires ont pu franchir le détroit les 15 et 16 mars, en passant par les eaux iraniennes.

Parmi eux figure un pétrolier battant pavillon pakistanais, repéré via les données de MarineTraffic, qui a traversé avec son système d’identification activé — une pratique devenue rare dans la zone, de nombreux navires préférant le désactiver pour éviter d’être ciblés.

Un autre navire, lié à des intérêts turcs, a également été autorisé à franchir le passage, selon les autorités de Turquie.

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Les autorités iraniennes assument pleinement ce durcissement. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que la situation ne reviendrait pas à la normale. « Le détroit d’Ormuz ne retrouvera pas son statut d’avant-guerre », a-t-il déclaré.

Aujourd’hui, seule une fraction des navires qui empruntaient habituellement ce passage stratégique parvient à y circuler.

Ce contrôle sélectif du trafic maritime par l’Iran fait craindre des répercussions majeures sur les marchés énergétiques mondiaux, dans un contexte déjà marqué par des tensions géopolitiques accrues.

La restriction de l’accès au détroit d’Ormuz pourrait entraîner une hausse des prix du pétrole et du gaz, tout en accentuant les risques d’escalade dans la région.

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