Esclavage : Le Ghana saisit l’ONU pour une reconnaissance historique et des réparations
Le Ghana a appelé l’Organisation des Nations unies (ONU) à soutenir une résolution visant à reconnaître la traite transatlantique des esclaves comme l’un des crimes les plus graves contre l’humanité, tout en renforçant les efforts en faveur de réparations pour les populations africaines et afrodescendantes, nous informe Africanews.
Lors d’une réunion à New York consacrée à la justice réparatrice, le président John Dramani Mahama a dénoncé les atrocités commises durant l’esclavage. Il a rappelé que ces violences avaient été rendues possibles par la déshumanisation des Africains, traités comme de simples objets.
Selon lui, les séquelles de cette période continuent d’impacter les sociétés actuelles, notamment à travers des inégalités persistantes. S’exprimant au nom du groupe africain à l’ONU, le Ghana plaide ainsi pour une reconnaissance internationale plus forte de cet héritage historique.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a insisté sur la nécessité de replacer le débat dans son contexte. Il a précisé que la démarche ne visait pas à établir une hiérarchie des souffrances, mais à faire reconnaître une injustice majeure.
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Il a également critiqué certaines positions occidentales qui considèrent l’esclavage comme une question révolue, estimant qu’une telle lecture ignore encore les conséquences profondes de cette histoire.
Parallèlement, des initiatives sont en cours pour documenter davantage la traite transatlantique et préserver sa mémoire. Pour Accra, ces efforts doivent appuyer les demandes de réparations et alimenter le débat international.
Un dossier sensible, qui continue de diviser la communauté internationale, mais que le Ghana entend maintenir au cœur des discussions.




