Lutte contre la cybercriminalité : Le PNUD et la BCLCC font front commun à la 22e édition de la SNC

Face à la prolifération des campagnes de désinformation et des fake news qui polluent l’espace numérique, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Brigade Centrale de Lutte contre la Cybercriminalité (BCLCC) ont uni leurs forces. À l’occasion de la 22e édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), les deux partenaires se sont mobilisés pour assainir les pratiques sur les réseaux sociaux.

L’impact dévastateur des réseaux sociaux n’est plus un secret. Entre manipulations de l’information et cyberattaques, la menace est réelle pour les utilisateurs. Pour cette biennale culturelle, la sécurité de l’espace numérique est devenue le cheval de bataille du PNUD et de la BCLCC.

« Nous constatons aujourd’hui une montée des discours de haine, de la désinformation et de la manipulation de l’information sur les réseaux sociaux. Ce sont des phénomènes qui brisent le tissu social », a d’emblée expliqué Losseni Cissé, chargé de Programme Gouvernance au PNUD Burkina Faso.

L’objectif de ce partenariat est donc d’outiller les citoyens pour une navigation sereine et responsable. Au cœur de la SNC, les équipes s’activent pour éduquer les festivaliers.

« Nous collaborons avec la Brigade pour sensibiliser les visiteurs sur l’usage responsable du smartphone et des réseaux sociaux. Il s’agit d’apprendre à contrôler l’information et à pratiquer le fact-checking (vérification des faits) », a précisé Losseni Cissé.

Lutte contre la cybercriminalité : Le PNUD et la BCLCC font front commun à la 22e édition de la SNC

À mi-parcours, l’initiative porte déjà ses fruits. L’engouement des festivaliers témoigne d’une prise de conscience croissante des enjeux de cybersécurité. Charles Bonkoungou, technicien à la BCLCC, se réjouit de cet accueil. « Notre présence a permis de toucher un large public. De nombreux visiteurs viennent vers nous pour sécuriser leurs comptes et obtenir des conseils. »

En outre, la BCLCC a profité de cette vitrine culturelle pour rappeler les règles de prudence élémentaires. Le message est clair, la sécurité numérique commence par le discernement. « Nous invitons les festivaliers à être responsables. Il ne faut jamais publier ou partager un contenu sans en avoir vérifié la source au préalable », a rappelé Charles Bonkoungou.

En transformant la SNC en un carrefour de vigilance numérique, le PNUD et la BCLCC rappellent que si la culture unit les peuples, la désinformation, elle, peut les diviser. Un défi de chaque instant qui, au-delà des festivités de Bobo-Dioulasso, s’inscrit désormais comme une priorité nationale pour la préservation de la paix sociale au Burkina Faso.

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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