SAMU : Plus de 216 000 appels enregistrés en trois ans, les interventions secondaires dominent

Le Service d’aide médicale d’urgence (SAMU) a ouvert ses portes à la presse, ce mercredi 22 juillet 2026, à l’occasion d’une journée d’immersion médiatique. Cette rencontre a permis aux responsables de la structure de dresser le bilan de leurs activités depuis son opérationnalisation et de présenter le fonctionnement de ce dispositif de prise en charge des urgences médicales.
Les chiffres traduisent une montée en puissance du service. Entre 2023 et juillet 2026, le SAMU a enregistré 216 459 appels. Alors qu’en 2023, le centre d’appels n’avait reçu que 103 sollicitations, ce nombre est passé à 131 637 en 2025. De janvier à juillet 2026, 83 483 appels ont déjà été recensés.
Pour le directeur général du SAMU, Pr Flavien Kaboré, cette évolution témoigne d’une appropriation progressive du service par les populations, même si des efforts restent à faire pour mieux faire connaître ses missions. Il expliqué que le SAMU intervient principalement dans deux types de situations : les interventions primaires et les interventions secondaires.
“Les interventions que nous qualifions primaires sont des interventions d’urgence ça veut dire que nous sommes les premiers à intervenir auprès de la victime pour lui apporter les premiers soins et assurer son transfert secondairement vers la structure de santé adapté à son état pour la suite de sa prise en charge”, a-t-il notifié.
Les interventions secondaires, quant à elles, concernent le transfert d’un patient d’un établissement de santé vers un autre lorsque le premier ne dispose pas du plateau technique requis, des compétences nécessaires ou lorsque des examens complémentaires doivent être réalisés.

Selon Pr Flavien Kaboré, ce sont ces transferts inter-hospitaliers qui représentent aujourd’hui la plus grande part de l’activité du SAMU.“Nous avons beaucoup plus de sollicitations pour les interventions secondaires que les primaires. Sur environ 15000 interventions déjà réalisées, nous sommes à plus de 10 000 interventions secondaires contre 4500 interventions primaires”, a-t-il mentionné.
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Malgré cette progression, le directeur général estime que le SAMU demeure encore insuffisamment connu par une partie de la population. Il invite ainsi les Burkinabè à solliciter systématiquement le service en cas de détresse vitale.
“Nous incitons la population à ne pas hésiter à faire appel au SAMU chaque fois qu’une situation de détresse vitale se posera. Je rappelle que les interventions primaires sont entièrement gratuites. Et là vraiment, le gouvernement a pris ses mesures pour permettre à chaque Burkinabè d’avoir des soins d’urgence extrahospitaliers quelle que soit sa situation sociale”, a-t-il soutenu.

Le Pr Flavien Kaboré a également présenté les moyens humains et matériels mobilisés pour assurer ces interventions. Chaque ambulance est composée de trois agents : un chauffeur, un infirmier et un médecin. Selon lui, tous sont formés pour assurer la prise en charge des urgences médicales dès les premiers instants.
“A l’intérieur de ces véhicules, nous avons des médicaments, des consommables pour les soins d’urgence, nous avons des appareils pour la surveillance des patients durant leur transport”, a-t-il conclu.
W.S
Burkina 24




