Éducation : « Le syndicalisme, les gens l’ont pris comme étant une guerre », plaide le nouveau secrétaire général du SYNAPEC

Le Syndicat national des professeurs d’école (SYNAPEC) a renouvelé ses instances dirigeantes à l’occasion d’un congrès extraordinaire tenu ce mercredi 29 juillet 2026 à la Bourse du travail de Ouagadougou. À l’unanimité, les congressistes ont porté Tenga Abel Yaméogo à la tête de l’organisation pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.
Une quarantaine de délégués issus de sept régions du Burkina Faso ont pris part à cette rencontre consacrée au renouvellement du bureau national. À l’issue des travaux, un bureau de onze membres a été mis en place pour conduire les destinées du syndicat.
Professeur certifié des lycées et collèges, Tenga Abel Yaméogo a remercié les congressistes pour la confiance placée en lui. Dans son premier discours en tant que secrétaire général, il a qualifié son élection d’« honneur » et de « responsabilité », avant d’appeler les membres du bureau ainsi que les responsables régionaux, provinciaux et communaux à travailler dans un esprit de collaboration.

« Nous allons gérer la structure de façon participative, c’est-à-dire inclusive. Chacun aura son mot à dire et toutes les décisions seront concertées », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette approche permettra de renforcer la cohésion du syndicat et d’impliquer l’ensemble des responsables dans la conduite des actions.
Revaloriser la profession enseignante
Le nouveau secrétaire général a fait de la revalorisation de l’enseignant l’une de ses principales priorités. Selon lui, le contexte actuel exige une adaptation des méthodes d’action syndicale afin de répondre plus efficacement aux préoccupations des enseignants.
« L’objectif, c’est de redonner l’image de l’enseignant et de travailler en synergie d’action avec les autorités éducatives, de sorte que la qualité de l’éducation soit au-dessus », a-t-il expliqué.
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Pour atteindre cet objectif, il plaide notamment pour un renforcement de la formation continue des enseignants ainsi qu’une meilleure reconnaissance de leur rôle dans la société. Abordant les relations entre le syndicat et les pouvoirs publics, Tenga Abel Yaméogo a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue plutôt que la confrontation.
« Le syndicalisme, les gens l’ont pris comme étant une guerre. Non. Nous, on ne tire pas ; on s’assoit, on discute, on trouve un juste milieu et on avance », a-t-il affirmé, appelant à un partenariat fondé sur la concertation.
Un appel à la cohésion
Représentant le secrétaire général sortant, Ouango Ibrahim Sama a dressé un bilan qu’il juge globalement satisfaisant du mandat écoulé.
Il a salué l’engagement des membres du bureau précédent, évoquant notamment l’organisation d’une conférence de presse ainsi que plusieurs actions menées en faveur des intérêts matériels et moraux des enseignants.

« Nous tirons une satisfaction du fait que, durant le mandat, chacun a pu mouiller le maillot à sa manière pour conduire la structure jusqu’à aujourd’hui », a-t-il déclaré. S’adressant aux nouveaux responsables, il les a exhortés à faire de la cohésion un principe de gouvernance. « C’est un bureau très jeune. Nous leur demandons d’être sincères, de s’écouter, de cultiver la solidarité, le pardon et la tolérance entre eux », a-t-il recommandé.
Créé pour défendre les intérêts professionnels, matériels et moraux des professeurs d’école, le SYNAPEC entend poursuivre son engagement en faveur des enseignants du primaire tout en misant sur le dialogue social comme levier d’amélioration du système éducatif burkinabè.
Namwin-Kièlè Christopher SOMDA (Stagiaire)
Burkina 24




