Bobo-Dioulasso : La SOBTO renforce les capacités des producteurs de tomates

La Société Burkinabè de Tomates (SOBTO) a organisé, le mercredi 11 février 2026, une session de formation au profit des producteurs de tomates, au siège de son usine à Bobo-Dioulasso. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités des producteurs locaux, afin d’améliorer la qualité et la disponibilité de la matière première destinée à la transformation industrielle.
Placée sous l’impulsion de l’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC), cette formation a porté essentiellement sur les techniques culturales adaptées ainsi que sur le choix des semences répondant aux exigences de l’usine SOBTO.
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Présent à Bobo-Dioulasso dans le cadre du pilotage d’une série d’activités liées aux entreprises communautaires, le Directeur général de l’APEC, Karim Traoré, a rappelé le rôle stratégique de son institution. « Notre mission ne se limite pas à la création et au financement des entreprises communautaires. Nous devons également assurer leur pérennité et leur insertion durable sur le marché », a-t-il souligné.
Une réponse à des instructions données
Selon lui, la transformation industrielle de la tomate repose avant tout sur la disponibilité d’une matière première de qualité. Face aux défis observés sur le terrain, notamment les pertes post-récoltes, l’APEC a décidé d’accompagner les producteurs à travers des conseils techniques adaptés.
Cette démarche répond également aux instructions données par les plus hautes autorités du pays, visant à absorber la production locale afin de réduire les pertes et garantir des débouchés sûrs aux producteurs.

Dans cette dynamique, les producteurs ont été informés des volumes moyens de transformation de l’usine SOBTO, ainsi que des variétés de tomates recherchées. L’APEC encourage par ailleurs l’organisation des producteurs en coopératives, condition essentielle pour un meilleur accompagnement et une exclusivité de la livraison à l’usine, dans un esprit de patriotisme économique.
Le ministère de l’Agriculture, un partenaire clé
Le ministère de l’Agriculture joue un rôle central dans la réussite de cette initiative. Son accompagnement se traduit par la mise à disposition d’intrants subventionnés et par l’encadrement technique assuré par la Direction régionale de l’Agriculture du Guiriko. Cette synergie vise à garantir une production conforme aux standards requis par l’industrie agroalimentaire.

Au nom des producteurs, le président de la coopérative des producteurs de tomates de Loubana, Sehogou Koné, s’est réjoui de cette formation. Il estime qu’elle permettra d’améliorer les rendements et surtout les revenus des producteurs.
« Cette usine nous soulage énormément. Avant, nous faisions face à de nombreuses difficultés liées à l’écoulement de notre production, surtout dans les zones frontalières. Aujourd’hui, nous avons un débouché sûr », a-t-il confié, tout en remerciant les autorités pour cette initiative.
Un contenu technique adapté aux réalités du terrain
Pour le technicien agricole, Koné Salif, la formation a été structurée autour de plusieurs axes clés à savoir le choix des variétés adaptées à la région, les types de sols favorables, l’itinéraire technique de production, la gestion des attaques phytosanitaires et les méthodes de conservation.

L’objectif est de permettre aux producteurs de maîtriser l’ensemble du processus de production, depuis la pépinière jusqu’à la récolte.




