Carême chrétien : 40 jours pour davantage se rapprocher de Dieu

Le mercredi 18 février 2026 marque l’entrée des chrétiens catholiques dans le Carême, une période de 40 jours de prière et de pénitence qui prépare à la célébration de Pâques. Inspiré des 40 jours passés par Jésus dans le désert, ce temps liturgique se veut une halte spirituelle, un appel à la conversion intérieure et au rapprochement avec Dieu.
Durant le Carême, les fidèles sont invités à se détacher des habitudes superflues pour recentrer leur vie sur l’essentiel. Le jeûne, la prière et le partage constituent les trois piliers de cette démarche spirituelle.
Plusieurs formes de jeûne sont pratiquées selon les capacités physiques et l’engagement personnel de chacun. Le jeûne total, parfois appelé « jeûne d’Esther », consiste en une abstinence complète de nourriture et de boisson. Le jeûne dit normal autorise la consommation d’eau, tandis que le jeûne partiel, ou « jeûne de Daniel », implique de s’abstenir de certains aliments jugés prisés, comme la viande ou l’alcool.
Contrairement à d’autres traditions religieuses, l’Église catholique ne fixe pas d’heure précise pour commencer ou rompre le jeûne. Chaque fidèle adapte sa pratique à sa réalité quotidienne, selon l’abbé Charles Ouanga à la RTB.
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Selon le Code de droit canonique, le jeûne est strictement obligatoire le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Pour le reste du Carême, il est fortement recommandé, notamment les mercredis et vendredis. Le dimanche, considéré comme le jour du Seigneur, ne donne pas lieu au jeûne.
L’Église rappelle toutefois que la pratique ne doit pas être vécue comme une performance. Le jeûne n’a de sens que s’il s’accompagne de prière et d’actes concrets d’amour envers le prochain. Sans cette dimension intérieure, il perd sa valeur spirituelle.
Les autorités ecclésiastiques précisent également que certaines catégories de fidèles sont dispensées. Il s’agit des mineurs de moins de 18 ans, les personnes âgées de plus de 60 ans ainsi que les personnes malades. En cas de malaise, le fidèle peut rompre son jeûne à tout moment.
Témoignages de fidèles
Pour Joseph Zongo, fidèle catholique, le Mercredi des Cendres est une étape majeure du calendrier liturgique. « C’est un temps de préparation à la fête de Pâques, qui représente le sacrifice suprême du Christ pour l’humanité. J’encourage les fidèles à intensifier la prière et à rester unis, notamment avec nos frères musulmans qui entament également leur jeûne », confie-t-il.

Christian Coulidiati, président du conseil paroissial des laïcs à la paroisse universitaire Saint Albert le Grand de la Rotonde, voit dans le Carême un temps fort de conversion. « Nous marchons avec le Christ souffrant pendant 40 jours jusqu’à Pâques. C’est un moment de transformation personnelle », souligne-t-il.

Rosalie Beyi, fidèle chrétienne, appelle quant à elle à un véritable examen de conscience. « C’est le temps de changer nos cœurs, de prier les uns pour les autres et de partager. C’est ce à quoi le Christ nous appelle », affirme-t-elle.
Une coïncidence symbolique en 2026
Particularité de cette année 2026 : le Carême chrétien débute la veille du jeûne musulman, prévu le 19 février. Une proximité calendaire qui nourrit chez certains fidèles l’espoir d’une dynamique spirituelle partagée au service de la paix et de la cohésion sociale.




