Forum économique du dirigeant chrétien d’entreprise : À Ouagadougou, la résilience des entreprises africaines face aux crises au cœur des débats

Débuté le jeudi 26 février 2026 à Ouagadougou, le 9ᵉ Forum économique du dirigeant chrétien d’entreprise s’est poursuivi ce vendredi 27 février avec des échanges axés sur les défis actuels du monde économique africain. Le premier panel du jour, consacré à la résilience des entreprises africaines face aux crises multiples, a réuni plusieurs experts autour d’une réflexion sur les stratégies d’adaptation et de transformation.
Modéré par Kiswendsida Toussaint Ouédraogo ce panel a permis d’aborder les questions de crises sécuritaires, économiques et environnementales qui fragilisent les entreprises du continent, tout en mettant en lumière les opportunités qu’elles peuvent générer.

Intervenant en premier, Étienne Dieng a rappelé que l’Afrique regorge d’atouts encore insuffisamment exploités.
Il a souligné que les défis actuels, notamment l’insécurité, les crises sanitaires et les effets du changement climatique comme la sécheresse, ont un impact direct sur l’économie et les exportations.
Face à ces contraintes, il a insisté sur l’importance de la capacité d’adaptation, de la diversification des activités et de la réorganisation des économies africaines afin de renforcer leur résilience.

Pour le paneliste Nabi Coulibaly, la crise doit être comprise comme une composante normale de l’évolution des sociétés. Rappelant que le monde n’a jamais été véritablement stable, il a cité l’exemple du Burkina Faso, confronté à l’insécurité depuis 2015.
Selon lui, les perturbations ne doivent pas être perçues comme des échecs, mais comme des opportunités de remise en question et d’innovation. « Dans une entreprise, les crises sont permanentes et permettent d’approfondir les idées et de faire émerger de nouvelles solutions », a-t-il affirmé.

De son côté, Achille Ouédraogo a mis l’accent sur les stratégies concrètes à adopter en période de crise. Il a identifié trois leviers essentiels, à commencer par la gestion financière. Selon lui, les entreprises doivent se doter de budgets flexibles capables de s’adapter aux réalités économiques.
Il a également insisté sur l’importance de maintenir de bonnes relations avec les fournisseurs et les clients, soulignant qu’un client satisfait constitue un vecteur clé de développement. Enfin, il a évoqué le rôle central du capital humain, estimant qu’un personnel bien formé et conscient des enjeux permet à l’entreprise de mieux traverser les périodes de turbulence.
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À travers ce panel, les échanges ont mis en évidence une conviction partagée : la résilience des entreprises africaines repose sur l’anticipation, l’innovation et une capacité permanente d’adaptation. Les travaux du forum se poursuivront avec d’autres thématiques, toujours dans la perspective de promouvoir un leadership entrepreneurial responsable et durable.
Soumane Wahab KARAMBIRI (stagiaire)
Burkina 24




