Révolution au Burkina Faso : Le Capitaine Ibrahim Traoré réaffirme une stratégie 100 % souveraine

À l’occasion de l’an 1 de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a accordé un entretien à la presse nationale et internationale. Durant cet échange de plus de deux heures, le chef de l’État a dressé un bilan sans concession de sa gouvernance, axé sur la reconquête territoriale, l’indépendance militaire et une refondation économique.

Le premier volet de cet entretien a été consacré à la sécurité. Le Capitaine Traoré a affirmé que l’armée burkinabè a désormais repris l’initiative de la manœuvre face aux groupes terroristes.

Il a notamment cité la reconquête de localités comme Pétégoli au Nord, ou encore Nadiagou à l’Est, des zones autrefois sanctuarisées par l’ennemi.

La grande rupture réside toutefois dans la méthode. Le Burkina Faso a mis fin aux formations militaires dispensées par des puissances occidentales. « Aujourd’hui, tout est endogène », a martelé le président, précisant que ce sont désormais des Burkinabè qui conçoivent les tactiques et forment les hommes en fonction des réalités du terrain.

Cette montée en puissance s’accompagne d’une baisse significative du nombre de Personnes déplacées internes (PDI), passé de deux millions à moins d’un million grâce aux réinstallations en cours.

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Sur le plan économique, le Burkina Faso a atteint des sommets historiques en mobilisant plus de 2 300 milliards de FCFA de ressources propres en 2025. Cette performance est attribuée aux réformes courageuses menées au sein des régies financières et à une lutte acharnée contre la corruption, illustrée par la médiatisation des « caméras KORAG ».

Le Capitaine Traoré a également détaillé son ambition industrielle sous le slogan « Mon assiette, ma fierté ». L’objectif est clair à savoir produire, transformer et consommer localement. Le pays investit massivement dans la production de blé pour ne plus importer de farine, ainsi que dans la transformation du coton burkinabè.

Pour garantir sa souveraineté financière face aux blocages internationaux, l’État constitue désormais des réserves d’or stratégiques, utilisées comme valeur de change.

Le Président a réitéré son rejet catégorique de la démocratie occidentale, qu’il juge inadaptée et meurtrière pour les peuples africains, citant le chaos libyen comme exemple. Il prône un modèle burkinabè où la chefferie coutumière retrouve un rôle central de médiation sociale et de justice de proximité, tout en étant strictement détachée des jeux politiques partisans.

En outre, une nouvelle loi sur les libertés religieuses vise à réguler les prêches pour empêcher l’endoctrinement extrémiste. « Il faut que nous ayons un document unique et que partout on puisse prêcher la même chose » pour désamorcer le discours terroriste, a-t-il expliqué.

Au niveau confédéral, la priorité de la présidence du Burkina au sein de l’AES est la mise en place d’une force armée puissante et autonome, capable d’intervenir partout dans l’espace sahélien. Le Capitaine Traoré a également appelé à une intégration réelle pour supprimer les tracasseries administratives aux frontières.

Concernant les relations internationales, le président a salué le Togo comme un « pays frère » pour son soutien durant les crises. Quant à la Russie, il a précisé qu’elle est un partenaire stratégique pour l’équipement, mais a insisté sur le fait qu’aucun soldat étranger ne combat sur le sol burkinabè. « Ce sont les soldats burkinabè qui se battent et qui reconquièrent nos terres », a-t-il déclaré.

En conclusion, le Capitaine Traoré a lancé un appel vibrant à la jeunesse africaine, l’exhortant à délaisser les futilités des réseaux sociaux pour se consacrer à la science et à la technique. « Tout le monde a un cerveau. Croyons en nous, c’est possible », a-t-il lancé, plaidant pour une véritable « décolonisation mentale » indispensable au développement de l’Afrique.

Voici quelques citations du Président du Faso le 2 avril 2026

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Souveraineté, indépendance et vision politique

« Aujourd’hui, tout est endogène. Ce sont des Burkinabè qui conçoivent les programmes, en fonction des retours d’expérience du terrain, et qui forment les hommes »

« Vous êtes dans le pays qui prône aujourd’hui la souveraineté nationale, l’indépendance totale »

« Il faut que cela s’arrête maintenant, que les gens arrêtent de se comporter comme si nous étions au temps de la colonisation »

« Ici, nous sommes plus libres qu’eux. Beaucoup plus libres »

Critique du système international et de la démocratie

« La démocratie tue. Partout où ils veulent l’installer dans le monde, c’est dans le sang »

« La démocratie, c’est de l’esclavage. Il n’y a pas de démocratie dans ce monde. Ils l’imposent quand ils veulent et, pour l’instaurer, ils tuent »

« L’impérialisme, c’est l’individu qui veut dominer l’autre, le maintenir dans l’esclavage et l’opprimer. »

Fierté africaine et conscience identitaire

« L’Africain n’est pas un sous-homme »

« Mais pourquoi le Noir n’arrive-t-il pas à se dire que lui aussi peut développer de la tactique ? »

« Tout le monde a un cerveau. Croyons en nous, c’est possible »

Autonomie, révolution et responsabilité collective

« Comptez sur vous-mêmes d’abord. La révolution, c’est cette mentalité »

« Personne ne viendra se battre pour nous. Cela est intrinsèque à nous, Burkinabè »

« Si tu veux nous montrer que tu ne respectes pas, on te met de côté et on passe à autre chose »

Guerre, défense et mentalité combattante

« Nous nous formons nous-mêmes à l’art de la guerre, en fonction de nos expériences. Cela forge l’état d’esprit de la ressource humaine »

« Quand un soldat, quand un combattant se surpasse, cela change le cours de la guerre »

« Si quelqu’un nous pousse à bout pour notre patrie, il n’y a rien à faire : nous ferons la guerre. Et quand elle commencera, personne ne sait comment elle finira »

Économie, production et développement endogène

« Nous ne voulons pas voir notre peuple dans la misère. Nous n’avons pas de pétrole, certes, mais nous avons l’or, et ce que l’or peut faire, nous allons l’exploiter »

« Consommons ce que nous produisons. Nos terres sont riches, nos paysans sont braves. Produisons, transformons et consommons »

« Il faut que nous redevenions nous-mêmes et que nous assumions ce que nous produisons. C’est à cette seule condition que nous perdurerons »

Rôle des élites et de la conscience intellectuelle

« L’intellectuel, c’est d’abord celui qui est capable de comprendre ce que nous voulons faire »

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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