Lutte contre le racket routier : Une baisse de 36,8 % des dénonciations en 2025

La Coordination Nationale de Contrôle des Forces de Police (CONACFP) a présenté à la presse, ce mercredi 6 mai 2026 à Ouagadougou, les statistiques de l’année 2025 relatives aux plaintes et dénonciations des usagers lors des contrôles routiers.
Il en ressort qu’en 2025, deux cent quatre-vingt-dix-sept (297) appels ont été reçus par la Coordination Nationale de Contrôle des Forces de Police (CONACFP) contre 470 en 2024, soit une diminution de 173 appels pour un taux de 36,8 %.

La Coordination reste fermement engagée dans la lutte contre la corruption, le racket, les tracasseries routières et les pratiques anormales commises par certains agents de contrôle, afin de faciliter la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national.
Selon le coordonnateur national, le colonel Kanou Coulibaly, plusieurs mesures ont été prises pour réduire les opportunités de corruption sur les axes routiers. Le ministère de la Sécurité a notamment instauré une identification périodique des postes de contrôle, ce qui a permis d’en réduire le nombre et de rappeler l’obligation d’effectuer les vérifications au pied du véhicule.

Dorénavant, il est également interdit de débarquer les passagers des cars de transport et autres véhicules. De plus, les agents doivent désormais appliquer le contrôle directionnel, c’est-à-dire le contrôle dans un seul sens de circulation pour les véhicules entrant ou sortant d’une localité.
Par ailleurs, il est strictement interdit aux agents d’effectuer des enregistrements payants dans les postes frontaliers. En complément de ces mesures, des actions de sensibilisation ont été menées au profit de plus de 500 agents et usagers en 2025.
Le coordonnateur de la CONACFP a précisé que ces nouvelles règles ont permis d’atteindre un bilan satisfaisant, l’objectif fixé ayant été dépassé de 11,8 points. Il a conclu en rappelant que la CONACFP combat aussi bien les agents indélicats que les usagers en conflit avec le code de la route.
Il a invité donc chacun à se conformer aux règles et à dénoncer tout abus en contactant gratuitement le numéro vert 1020 ou le service WhatsApp au 70-20-07-32.
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Daouda ZONGO (Stagiaire)
Burkina 24




