Conflit au Moyen-Orient : Donald Trump menace l’Iran de frappes « bien pires »

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran connaissent une nouvelle escalade. Le président américain Donald Trump a averti le mercredi 8 juillet 2026 que Washington mènerait des frappes « bien pires » si Téhéran poursuivait ses attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Cette mise en garde intervient après une nouvelle vague de bombardements américains sur le territoire iranien, rapporte La Presse Ca.

« Ceci est une réponse aux bombardements de navires menés hier par l’Iran. Si ça se reproduit, ce sera bien pire ! », a écrit Donald Trump sur son réseau social Truth Social, quelques heures après avoir annoncé que l’armée américaine allait « frapper fort cette nuit ».

Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les forces américaines ont mené de nouvelles frappes dans la nuit de mercredi à jeudi 9 juillet 2026, visant 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne. L’objectif affiché est de réduire les capacités de Téhéran à menacer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, après des attaques contre plusieurs navires commerciaux.

Des explosions ont notamment été signalées dans les villes portuaires de Bandar Abbas, Konarak et Tchabahar. Les médias d’État iraniens font état de plusieurs victimes, dont huit militaires tués lors des bombardements.

Lire également 👉OTAN : Donald Trump juge le soutien américain « ridicule » et dénonce une relation « unilatérale »

En riposte, les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir lancé des attaques de drones et de missiles contre plusieurs bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. Téhéran a également menacé d’étendre ses représailles à d’autres installations américaines dans la région en cas de nouvelles frappes. « L’ennemi agresseur et ses complices seront sévèrement punis », a déclaré Mohsen Rezaï, conseiller militaire du guide suprême iranien.

Le détroit d’Ormuz demeure le principal point de tension entre les deux pays. Cette voie maritime stratégique assure habituellement le transit d’environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. L’Iran affirme désormais vouloir contrôler les conditions de navigation dans cette zone, une position rejetée par Washington au nom de la liberté de circulation maritime.

Dans ce contexte, les États-Unis ont rétabli leurs sanctions sur le pétrole iranien, tandis que les cours du brut ont fortement progressé sur les marchés internationaux, le Brent gagnant plus de 5 % à la suite de cette nouvelle flambée des tensions.

Malgré la reprise des hostilités, Donald Trump a assuré que les affrontements ne devraient pas durer et n’a pas fermé la porte à une reprise des discussions diplomatiques avec Téhéran, même s’il estime que les négociations directes avec les dirigeants iraniens sont « une perte de temps ».

De leur côté, le Qatar, le Pakistan et les Nations unies ont appelé les deux parties à respecter leurs engagements et à privilégier la voie du dialogue afin d’éviter une nouvelle détérioration de la situation régionale. Selon plusieurs analystes, les deux camps cherchent désormais à renforcer leur position sur le terrain tout en maintenant la possibilité d’un règlement diplomatique.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page