Blanchiment d’argent : La justice suisse enquête sur Sylvia Bongo Ondimba

La justice suisse poursuit une enquête pour blanchiment d’argent présumé visant Sylvia Bongo Ondimba, épouse de l’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba. Ouverte en novembre 2023 par le Ministère public de Genève, la procédure porte sur des transferts de plusieurs millions d’euros vers une banque genevoise, sur fond de soupçons de corruption et de détournement de fonds publics, rapporte le média 20 minutes.
L’information, révélée par le média d’investigation suisse Gotham City, a été confirmée par le Ministère public de Genève, qui a indiqué qu’« une enquête pour blanchiment d’argent est actuellement en cours ».
Selon un document judiciaire, Sylvia Bongo Ondimba est soupçonnée d’avoir transféré plusieurs millions d’euros dans un établissement bancaire de Genève, alors que des soupçons de corruption d’agents publics étrangers et de détournement de fonds publics pesaient déjà sur elle et plusieurs membres de sa famille. Les autorités judiciaires estiment que ces fonds pourraient provenir d’activités criminelles.
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Le document judiciaire précise également que la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de Genève a rejeté, à la fin du mois de mai, un recours introduit par Sylvia Bongo. Celle-ci contestait la qualité de partie plaignante reconnue à l’État gabonais dans cette procédure.
À ce stade, le Ministère public de Genève n’a communiqué aucun élément supplémentaire sur l’évolution de l’enquête.
Cette procédure intervient alors que Sylvia Bongo et son fils, Noureddin Bongo, ont été condamnés par contumace en novembre 2025 par la Cour criminelle de Libreville à vingt ans de réclusion criminelle. Ils ont notamment été reconnus coupables de détournements massifs de fonds publics.
Arrêtés à la suite du coup d’État militaire du 30 août 2023, qui a porté au pouvoir le général Brice Oligui Nguema, Sylvia Bongo et son fils avaient passé près de vingt mois en détention au Gabon avant de quitter le pays en mai 2025.
Après leur libération, ils ont dénoncé des actes de violences et de torture subis durant leur incarcération, des accusations que les autorités gabonaises ont toujours rejetées.
Par ailleurs, les avocats de la famille Bongo ont saisi la justice française en déposant une plainte pour « arrestation illégale » et « séquestration aggravée par des actes de torture et de barbarie » concernant plusieurs membres de la famille, dont Sylvia et Noureddin Bongo, qui possèdent également la nationalité française.




