Cancer infantile au Burkina : L’ampleur du phénomène requiert une réponse urgente

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Une vue des officiels lors de la conférence. Ph.B24

Pour la première fois au Burkina, la journée internationale du cancer de l’enfant a été commémorée, le mardi 12 Février dernier. Une occasion pour l’association initiatrice et les professionnels de la santé de communiquer sur ce problème de santé public.

Parrainée par le Ministre des Mines, des Carrières et de l’Énergie, M. Salif Kaboré, la journée internationale du cancer de l’enfant a été commémorée à Bobo-Dioulasso par l’association Action Contre le Cancer Infantile au Burkina(ACCIB). Placée sous le thème : « Cancers infantiles curables au Burkina : ampleurs et défis », cette journée a été marquée entre autres par un don aux enfants atteints du cancer à l’Hopital Sorou Sanon, et une conférence publique sur le thème, animée par l’éminent pédiatre Pr Boubacar Nacro, à la chambre de commerce.
Dans son exposé, le Professeur Nacro a souligné que le cancer infantile gagne du terrain au Faso, du fait de la multiplicité des facteurs. Se référant aux chiffres d’une enquête menée par l’ACCIB, – qui dénombre en moyenne 30 enfants atteints des cancers infantiles curables au CHU Sorou Sanon par an, avec seulement 4 guérisons- le Pr Nacro a affirmé que le mal n’est pas à négliger. Par ailleurs, note t-il, si le cancer curable est vite diagnostiqué, le patient peut recouvrer la santé.
Le médecin-pédiatre a déclaré que les anticancéreux utilisés au Burkina sont d’un temps révolu, très toxiques et onéreux, inadaptés à notre environnement. D’où son appel à ce que les autorités sanitaires puissent définir des schémas thérapeutiques  pour le traitement des cancers. De son côté, la présidente de l’ACCIB, Mme Sylvie Paley, a fait un plaidoyer pour la disponibilité des anticancereux dans les officines pharmaceutiques, la subvention des médicaments et l’ouverture d’un service de cancérologie au CHU Sorou Sanon. Sur ce dernier point, le directeur régional de la santé des Hauts-Bassins, Dr Yacouba Sawadogo, a assuré qu’avec « le rythme actuel de spécialisation des médecins, le diagnostic du cancer pourra certainement  être fait à Bobo dans un avenir proche ».
Dans son allocution, M. Moussa Ouattara, conseiller technique et représentant du parrain, a rappelé à tous les acteurs concernés qu’ils ont la noble mission de combattre pour la vie des autres.  La co-marraine de la journée, l’Honorable Asssita Ouattara, a  promis de faire un plaidoyer à l’Assemblée Nationale pour une implication plus active des décideurs dans la lutte contre le cancer de l’enfant.
En rappel, le monde célèbre chaque 15 février la journée internationale du cancer de l’enfant. C’est compte tenu des contraintes de temps que  l’ACCIB, association à but non lucratif créée en 2010, a retenu la date du 12 Février.
Michel KONKOBO
Pour Burkina 24

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Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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