Tabaski à Bobo : La vache de Ladji a failli s’échapper

Comme bon nombre de fidèles musulmans presque partout dans le monde, dès 7h 30 du matin de ce samedi 4 octobre 2014 consacré à la fête de l’Aïd El Kabîr, la famille Koné, au secteur 11 (Colma) de Bobo-Dioulasso, était au rendez-vous.Cette année, comme toutes les autres d’ailleurs, plusieurs centaines de musulmans se sont donné rendez-vous sur la même voie publique, celle qui est à quelques mètres du Stade Omnisport de Bobo.

La suite après cette publicité

La fête de l’Aïd El Kabîr est généralement connue sous l’appellation « fête du mouton ». Mais la famille Koné pourrait l’appeler « fête du bœuf » ou « fête de la vache ».

Pour preuve, à la place du bélier que la plupart des musulmans se procure, la famille Koné a décidé cette année d’ « offrir deux vaches au Tout Puissant, Allah, en guise de sacrifice », d’après les propos de El Hadj M. Koné (Ladji), le père de famille.

Cependant, ce jour-là, leur « fête à deux vaches » a failli se terminer en « fête à une vache » et même de la manière la plus catastrophique.

Parce qu’ « une d’entre les deux vaches s’est détachée et était en train de se sauver au moment où presque toute la famille était absente ».

C’est le message que Ladji a reçu pendant la prière qui suivait toujours son cours. Les invocations de cette journée ont duré plus d’une heure de temps.

Aperçu Tabaski à Bobo (©Burkina24)
Aperçu Tabaski à Bobo- Les fidèles suivant patiemment les dernières invocations (©Burkina24)

En vrai croyant praticien, il fallait donc patienter, c’est-à-dire, attendre la fin des invocations, des prêches de l’imam (Adam Qatar) avant de partir. Ladji l’a fait comme indiqué. Et arrivé à la maison, le message reçu s’était confirmé. Comment faire ?

Un fusil de chasse invité au spectacle…

« Je ne peux pas laisser mon bœuf que j’ai payé cher s’enfuir si facilement », s’est écrié Ladji. La vache qui a tenté de s’échapper a très vite été repérée par la famille Koné et d’autres voisins.

Toutefois, il fallait également l’attacher et la ramener à la case de départ. Comment y procéder ? Ladji s’est vu donc contraint de faire sortir un fusil de chasse pour « calmer la vache folle ».

La vache, même si elle est folle, n’a pas fait de victime ce jour. Elle a été maîtrisée et ramenée par les jeunes du quartier qui sont venus au secours de Ladji et de tous les riverains.

Heureusement que Ladji n’a pas dégainé son arme. La situation a fait plus de peur que de mal. Il va falloir de nombreuses années pour que Ladji puisse oublier ce type de bouleversement.

Sa « fête de la vache » s’est, par conséquent, bien passée. Elle laisse place aux commentaires ironiques sur ce trouble qui a secoué le quartier « Colma » de Bobo, le jour de la tabaski 2014.

Noufou KINDO
Burkina24
publicite


publicite

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

Articles similaires

6 commentaires

  1. ladji a raison.si elle ne veux pas se faire egorger il faut l’abattre.surtout avec ces temps.bonne fete ? ladji et ? tous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page