« Mes frères militaires, ne soyez sujet d’aucune influence »

Ceci est une lettre ouverte d’un citoyen aux Burkinabè et à l’armée.

Avant tout développement, je me ferai le devoir de présenter mes condoléances à toutes les victimes de l’insurrection populaire du 30 et 31 octobre 2014 sans épargner leurs proches : Je suis du cœur et d’esprit avec vous.

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Oui je sais de quoi sont faits nos quotidiens au Burkina au point que je me demande sans cesse : quel est le devenir de nos enfants ?

La jeunesse envahie de tous les maux ; sa seule solution est de quitter sa terre qui l’a vue naître à la quête d’un mieux-vivre dans un inconnu où le cœur est entre l’espoir et le désespoir. Une fois y arriver hélas, elle est condamnée à y mener sa vie d’orphelin. Et pourtant elle a un père, elle a une mère : Le Burkina.

Huumm. Ça fait penser, non j’allais dire ça fait pleurer. La cause : depuis l’assassinat du président Noël Isidore Thomas SANKARA le 15 octobre 1987, notre pays est pris en otage et dirigé d’une main égoïste, hypocrite, sanguinaire, tortionnaire et criminelle sans partage dont le seul objectif était de s’éterniser au pouvoir. Vaillants que nous sommes, nous avons démontré une fois encore devant Dieu, devant Allah et devant l’humanité notre intégrité, notre amour pour la justice.

C’est pourquoi je salue notre lutte, je jette de fleurs à notre détermination. Elle est noble ; elle est juste notre lutte. Cependant elle est loin d’être finie même si nous avons réussi à faire à Blaise Compaoré présenter ses adieux prématurément à notre patrie le Burkina-Faso.

Les éventuels et potentiels descendants du vieux démon existeraient ou existent. Le comble en est les agitations que nous vivons en ces périodes transitoires, mère du processus électoral.

Dans cinq mois nous irons dans les urnes pour jeter notre dévolu sur celui en qui nous croyons pouvoir mieux faire à la tête de notre pays. L’enjeu sera en effet de taille. Sur ce, je vous lance un appel patriotique à la vigilance. Filles et fils du Burkina, ne cédons pas aux intimidations ni à l’achat de conscience. La dignité ne se marchande pas.

Mes frères militaires, je vous invite à ne pas être sujet d’aucune influence quelle que soit sa provenance. Agissez loyalement et de façon républicaine pour le respect de votre métier.

Un bémol : même s’il arrivait que le président fugitif Blaise Compaoré s’infiltre dans vos rangs par le biais de certaines gents ou brebis galeuses pour semer des troubles ou empêcher le cours normal de la transition devant aboutir au processus électoral, ayez encore davantage le courage et le bon sens de leur faire blocage.

En le faisant ainsi, vous prônerez le repos de l’âme de nos sœurs et frères qui se sont sacrifiés afin que nous ayons un nouveau souffle de vie sur la terre de nos aïeux le Burkina.

En le faisant ainsi, l’opinion internationale comprendra que le Burkina regorge d’hommes intègres, justes et capables de le faire avancer sans Balise « O » Comparé j’allais dire Blaise Compaoré. Par conséquent l’exemplarité du Burkina fera échos dans la sous-région et dans le monde entier.

Mes frères Burkinabè de la diaspora, mes frères Africains de partout voire toutes les institutions internationales, je sollicite vos apports sans faille et vous convie d’user de vos influences pour que tout processus démocratique au Burkina-Faso connaisse une issue sans injustice ; sans trahison et sans violence.

La patrie ou la mort nous vaincrons.

Jean de dieu SANDOUIDI

SG-Sous Section MPP Liège


NDLR : Le titre est de la Rédaction B24

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Un commentaire

  1. Une main ego?ste qui ?tait soutenue pendant 26 ans par les t?nors du MPP. Soyez objectifs si vous voulez que les fr?res militaires ne soient sujet d’aucune influence. Apprenez-vous m?me d’abord ? ?tre sujet d’aucune influence. La politique de Blaise et de ses suiveurs qui consistait ? dire faites ce que je vous dit de faire et ne faites pas ce que je fais est d?volue. Le MPP et le CDP, m?me P m?me combat.

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