Auguste Denise Barry : « Il ne saurait y avoir de diktat des OSC »

La conférence de presse que le ministre de l‘administration territoriale de la décentralisation et de la sécurité Auguste Denise Barry a tenue ce jeudi 16 avril 2015 dans les locaux de son cabinet a été riche en propos. Burkina 24 vous fait revivre quelques-unes de ces phrases.

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Les OSC aux commandes de la transition ? A la question de savoir si ce sont les organisations de la société civile qui dictent la conduite aux organes de la transition, Auguste Denise Barry réagit.

« Il ne saurait y avoir de diktat des OSC. Ce que nous avons entrepris aujourd’hui il faut que les gens restent concentrés sur ce que nous faisons mais qu’ils ne se contentent pas de vouloir qu’on fasse ce qu’ils veulent.

Aussi, dire que ce sont les instigations de certaines OSC qui ont poussé le gouvernement à agir, je me porte en faux par rapport à ça. Je vous dis que le gouvernement a une vision. Le gouvernement sait ce qu’il fait ».

Entre le Colonel Barry et le Général Bassolé. Le Général Djibrill Bassolé a tenu certains propos sur le Colonel Auguste Barry. « Je n’ai rien à dire par rapport à certaines déclarations qui ont été faites au MATDS, ou sur ma propre personne, commence Barry.

Pour ce qui concerne ce cas particulier, j’ai toujours respecté le général Djibril Bassolé comme un ainé et dans l’armée, je suis colonel il est général, je devais toute la révérence et je continue de la faire. Mais pour ce qui concerne ses propos, si ça concerne ma propre personne, je ne descendrai pas aussi bas ».

Genèse du Code électoral. Sur la même thématique de l’exclusion du nouveau code, le Ministre Barry martèle : « Ce code-là a une histoire. Il est bon que l’on ne s’arrête pas à la période de l’insurrection populaire, mais que l’on remonte plus loin pour voir que l’ancien régime avait entrepris la révision du code électoral.

Encore une fois, il ne s’agit pas de partis politiques qui ont été exclus. Tous les partis politiques restent dans la course pour les élections. Il s’agit juste de quelques individus qui sont exclus. Le CDP peut choisir un candidat pour les élections présidentielles. Maintenant, il sera loisible à la cour constitutionnelle de retenir cette candidature ou pas.

Il faut que les gens soient honnêtes, qu’ils arrêtent de manipuler les esprits, de faire de l’intoxication et de la délation. Il s’agit juste de quelques individus, ces gens se connaissent. C’est pour cette raison d’ailleurs que ces gens ont commencé à s’exciter. Dans les textes on n’a pas parlé de quelqu’un.

Si une trentaine d’individus, au regard de ce qu’ils ont fait, constituent un problème pour le peuple et que les écarter pour permettre à la transition d’aller vers des élections sereines et transparentes, je pense que ce sacrifice vaut la peine d’être fait aussi bien par le peuple que par ces individus-là ».

Le CDP, « pas responsable». S’agissant des propos du CDP ou l’ex majorité en général, Auguste Denise Barry ne s’est pas montré tendre. Pour lui, ses animateurs ne se sont pas montrés responsables.

« Pourquoi lorsqu’on a dit au CDP et à l’ex majorité en général qu’ils étaient libres de sortir de là où ils étaient et de mener leurs activités, pourquoi ils n’ont pas crié qu’il y avait exclusion ? Pourquoi n’avoir pas remercié la transition qui les a parmi de ré-émerger ?

Ces gens-là qui sont responsables devraient pouvoir répondre de leurs actes devant l’histoire puisqu’ils ont posé des actes devant l’histoire.

Au-delà de cela, on ne leur enlève pas leur identité de Burkinabé puisqu’ils restent toujours burkinabè ».

Propos retranscrits par Bienvenue APIOU

Burkina 24

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Rédaction B24

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15 commentaires

  1. Le Code ?lectoral sera retir?. Tout burkinab? qui le souhaite participera aux ?lections. L’ancienne majorit? gagnera les ?lections g?n?rales de fin de transition. Le reste n’est que ?lucubrations .

  2. Le ministre Barry ? mon avis est l’un des meilleurs de la transition, il s’assume et il d?fend avec les arguments solides.
    Voici des personnalit?s qui doivent ?tre notre r?f?rence,la vie ?tant un choix accepter et assumer les cons?quences ne sauraient une approche d’exclusion.
    Chers artisans r?formistes de l’article l’heure de l’application des trait?s internationales est venue.

  3. Et pourtant aujourd’hui au Faso les hommes intelligents savent que c est Safiatou Lopez , Kam, Herv? Ouattara ,Marcel Tankoano, Idrissa Nogo …qui vous donnent les directives. Ils ont dit limog? Yonli ,c est fait , d Arr?ter Adama Zongo, Salif Kabor? Salia, …. C est fait . Donc j affirme qu il y’a diktat des OSC .

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