Les trois syndicats de magistrats apportent « leur pleine solidarité » aux autorités de la transition

Ceci est une déclaration des trois syndicats de magistrats au Burkina. Ils réclament le rétablissement de l’ordre constitutionnel et affirment ne pas obéir à toute autre autorité.

C’est avec la plus grande consternation qui puisse être que le Syndicat Autonome des Magistrats du Burkina (SAMAB), le Syndicat des Magistrats Burkinabè (SMB) et le Syndicat Burkinabè des Magistrats (SBM) ont appris l’interruption du Conseil des Ministres du 16 septembre 2015, suivie de la rétention du Président de la Transition, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, du Premier Ministre et des autres membres du gouvernement par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), et finalement de l’annonce de la prise du pouvoir.

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En raison de leur infaillible attachement à l’Etat de droit, le SAMAB, le SMB et le SBM condamnent avec la dernière énergie cette prise d’otage et cette interruption de l’ordre légal, surtout à un mois de la tenue des élections présidentielles et législatives.

Ils apportent leur pleine solidarité au Président de la Transition, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, au Premier Ministre et à tous les autres membres du gouvernement. Ils exigent leur libération immédiate et sans condition, le rétablissement de l’ordre constitutionnel, et tiennent à préciser qu’aucune autorité établie en violation des textes en vigueur ne pourra obtenir d’eux ni la reconnaissance ni l’obéissance espérées.

Ouagadougou, le 17 septembre 2015

Pour le SAMAB ,

Harouna KADIO

Pour le SMB,

Christophe COMPAORE

Pour le SBM,

Moriba TRAORE

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