Orphelins de l’insurrection et du putsch: Le MBDHPD propose d’en faire des pupilles de la Nation

La situation que vivent les blessés et les victimes collatérales  de l’insurrection populaire d’octobre 2014 et du putsch manqué du 16 et 17 septembre 2015 est au cœur des préoccupations du Mouvement burkinabè des droits humains pour la paix et la démocratie (MBDHPD). Conforté dans son rôle d’Organisation de la société civile (OSC), le mouvement  attire l’attention des autorités de la Transition sur leur vécu quotidien. Ses responsables l’ont fait savoir lors d’une conférence de presse ce jeudi 22 octobre 2015.

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Interpeller

Le MBDHPD s’est dit conforté par la place qu’est censée occuper une OSC et motivé par l’atteinte de ses objectifs que sont la défense des droits de l’homme et la promotion de la démocratie en procédant à l’interpellation des autorités.

Aboubacar Balima, coordonnateur du MBDHPD, a d’abord salué au passage l’héroïsme des martyrs et des survivants de l’insurrection et du putsch pour s’être opposés à la confiscation de la démocratie et  du bien-être du pays. Il estime par conséquent qu’il est du devoir du gouvernement d’accompagner les membres des familles des victimes en leur permettant d’exercer des activités rémunératrices de revenus, afin que les enfants et épouses des victimes sortent de la précarité dans laquelle ils se trouvent depuis les événements malheureux.

C’est donc dans cette optique que le mouvement a décidé de monter au créneau pour réclamer plus de diligence dans le traitement réservé aux victimes des moments de crise qu’a traversés le Burkina depuis octobre 2014. « Ce n’est pas une interpellation de trop que de dire aujourd’hui qu’on veut la justice pour ces victimes-là. Notre rôle en tant qu’OSC, c’est de jouer cette pression », a déclaré Boureima Zongo, secrétaire général du mouvement.

Le  MBDHPD articule son interpellation autour de quatre points essentiels. Ce sont l’indemnisation des familles des martyrs, des blessés et autres victimes et l’apport d’un soutien financier pour la reprise d’activités. Le mouvement souhaite aussi que les enfants des défunts soient déclarés pupilles de la nation (en savoir plus) et réclame une justice équitable pour les victimes.

Et pour terminer, le mouvement recommande au gouvernement la mise en place d’un comité de suivi incluant les OSC pour l’indemnisation et de prise en charge des victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et ceux des 16 et 17 septembre 2015.

Oui Koueta

Burkina24

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'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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