Corruption en Afrique: Le Ghana en deuxième position

Selon une étude publiée par Transparency International, ce 2 décembre 2015, une écrasante majorité de Sud-Africains estiment que la corruption a augmenté par rapport à l’an dernier, plaçant l’Afrique du Sud en tête des pays où le sentiment de corruption a le plus progressé en Afrique. Quant au Ghana, il se positionne à la seconde place des pays les plus touchés par ce fléau en Afrique.

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83% des Sud-Africains interrogés ont indiqué que la corruption avait augmenté par rapport à 2014, contre 76% des Ghanéens et 75% des Nigérians qui se distinguent dans ce triste classement.

L’Afrique du Sud a été secouée par plusieurs scandales de corruption impliquant des personnalités de haut rang, jusqu’au président Jacob Zuma soupçonné d’avoir fait rénover sa résidence privée aux frais du contribuable pour plus de 16 millions d’euros.

« Les gens sont outrés, ils voient cette énorme dépense comme de la corruption d’Etat », a indiqué à l’AFP David Lewis, directeur de Corruption Watch, une ONG sud-africaine.

Parmi les 28 pays africains étudiés, 58% des personnes sondées ont indiqué que la corruption avait augmenté dans leur pays cette année. Parmi les bons élèves, le Botswana fait bonne figure avec 54% des personnes interrogées qui pensent que leur gouvernement prend de bonnes mesures pour lutter contre ce fléau.

En Afrique du Sud, seuls 20% des sondés sont du même avis, mais c’est Madagascar qui occupe le bas de ce classement avec seulement 9% des sondés qui estiment que le gouvernement s’engage efficacement contre la corruption.

Parmi les 28 pays africains étudiés, la police, les chefs d’entreprises, les fonctionnaires du gouvernement et de la justice sont les corps de métier perçus comme les plus corrompus. Quelque 75 millions de personnes assurent avoir dû payer un pot-de-vin l’an passé.

« Pour la première fois, les gens ont cité les chefs d’entreprises comme très corrompus », explique l’étude. « La corruption créé et accentue la pauvreté et les exclusions », note Jose Ugaz, le directeur de Transparency International dans un communiqué.

Selon lui, les lanceurs d’alertes sont des personnages clés pour combattre la corruption mais les citoyens ont souvent peur car ils estiment leur action « inefficace ou trop dangereuse ».

La corruption a également affecté la rapidité et l’efficacité de la réponse des gouvernements au Liberia et en Sierra Leone pendant l’épidémie d’Ebola, selon l’étude.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU/Burkina24

Source: AFP

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