Le CERTIS à pied d’œuvre pour l’innovation dans la santé

Le Centre d’étude, de recherche, de promotion des innovations et technologie en santé (CERTIS) en collaboration avec l’association Béogo Neré ont initié, ce mardi 29 décembre 2015 à Ouagadougou, un cadre d’échange et de réflexion autour de la question de l’innovation dans le domaine de la santé au Burkina.

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A l’origine de cette initiative, le constat qu’au Burkina Faso, les innovations n’ont pas intégré le secteur de la santé au même titre qu’elles l’ont été dans d’autres domaines, a expliqué le docteur Serge Diagouba qui présidait la rencontre.

A titre d’exemple, a-t-il cité,  les habitudes quotidiennes se sont beaucoup améliorées de nos jours grâce à l’usage des téléphones mobiles.

L’objectif de ce cadre de réflexion, est donc  « d’analyser les perspectives immédiates, à moyen et long terme de la faisabilité de mise en place d’un dispositif collaboratif multisectoriel de vulgarisation des innovations et technologies en matière de santé », a-t-il indiqué.

L’innovation, précise tout de même le docteur Marcel Lougué, membre du comité d’organisation, « n’est pas seulement le fait d’avoir  des appareils sophistiqués mais il s’agit d’un changement novateur qui doit être ressenti aussi bien chez le patient, le médecin qu’au niveau du service offert ».

Abondant dans le même sens, Jean François Somé, membre du CERTIS ajoute  dans sa communication que dans le domaine spécifique de la santé, l’innovation peut être perceptible sur le plan technologique, procédural, organisationnel et institutionnel.

Et ce, à travers les prestations innovatrices de soins de santé, la formation du personnel,  l’amélioration des processus de production et de prestation des systèmes de santé, la cyber-médecine, la robotique ou les instruments médicaux.

A l’en croire, ces changements pourraient conduire à « une nette amélioration de la qualité des soins, de l’accessibilité et de l’amélioration de l’état de santé au niveau individuel ».  Au niveau du système de santé et à l’échelle nationale, poursuit-il, elles auront respectivement pour corolaire, «  l’efficacité et l’efficience du système sanitaire ainsi que le développement et le progrès social».

En sus, selon les présentateurs Noel Somé et Malick Linguani, membres de l’association Béogo neré, des avancées considérables « à travers les forums d’échanges sur les sites web, le traitement des dossiers des patients, la sensibilisation ou la remontée des  informations », peuvent aussi être enregistrées grâce aux possibilités qu’offrent les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) à la santé.

De l’avis donc des organisateurs de la rencontre, les défis étant immenses, il importe à tous de s’impliquer afin que les innovations et technologies intègrent le système de santé au Burkina Faso, au grand bonheur des populations.

Pour l’heure, la réflexion de ce jour devrait permettre à la trentaine de participants, médecins, communicateurs, informaticiens et membres d’associations et d’institutions, « d’identifier les informations pertinentes sur les acteurs clés à prendre en compte dans le processus, de formuler  la vision, les missions et les objectifs de la plateforme, d’élaborer la stratégie d’approche claire et adaptée pour la mise en place et le fonctionnement du dispositif, aussi d’établir une feuille de route pour la suite du processus » .

Mamady Zango

Burkina24

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Rédaction B24

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