Incivisme en milieu scolaire : « Il faut chasser le fantôme qui est entré dans la maison de l’éducation », Séma Blégné

Le secrétaire général du Syndicat national des enseignants africains du Burkina Faso (SNEA-B), Séma Blégné, a préconisé, samedi 7 mai 2016, une action conjuguée de tous les acteurs du milieu éducatif contre « le fantôme qui hante la maison de l’éducation» et qui se traduit par une montée de l’incivisme et de l’indiscipline dans les établissements scolaires et universitaires du pays. C’était en marge du conseil national dudit syndicat, tenu les 6 et 7 mai 2016 à Ouagadougou.

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A Nagaré dans la commune de Logobou, au Lycée Yadéga de Ouahigouya et même à l’Université de Bobo-Dioulasso, les récentes actions de violences perpétrées par des élèves, surtout à l’endroit de leurs éducateurs, sont « fermement condamnées » par les délégués des régions et des sections du Syndicat national des enseignants africains du Burkina Faso.

Pour le  secrétaire général national du SNEA-BF, Séma Blegné, le monde scolaire est « hanté par un fantôme » qu’il faut chasser.

L’école est le temple de l’éducation, « le dernier rempart de la sauvegarde de nos valeurs les plus chères », a-t-il dit et d’ajouter qu’il est donc inconcevable que « l’élève porte la main sur son enseignant ».

Et si nous ne prenons garde à ce phénomène montant, « la déliquescence de notre Nation commencera au sein de l’éducation », a indiqué Séma Blégné.

Pour lui d’ailleurs, la faute ne revient pas aux seuls apprenants, mais « la responsabilité est située à tous les niveaux et cela commande des actions fortes » de la part tous les acteurs du milieu.

Revenant sur les conclusions du conseil ayant réuni les différents délégués régionaux et de sections, le secrétaire général a indiqué que les deux jours consécutifs de travail ont permis de renouveler la plateforme revendicative SNEA-BF, de formuler des recommandations et de prendre des résolutions.

Au titre des revendications, a-t-il mentionné, les délégués ont exigé, qu’ « au nom de la continuité de l’Etat, les nouvelles autorités mettent en œuvre de façon diligente le communiqué conjoint MENA-SNEA-BF du 14 juillet 2015, relatif à sa plateforme revendicative ».

Ils ont, entre autres, recommandé également la suspension de la journée de travail continu jusqu’à l’obtention des conditions optimales pour sa mise en valeur, la relecture du décret relatif aux affectations et un audit de la gestion du personnel au Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.

Du reste, estimant que les écoles privées de formation des enseignants du primaire (EPFEP) prolifèrent à tous azimuts et de ce fait, constituent « le terreau de la marchandisation de l’éducation », les délégués ont recommandé aux autorités de veiller au respect des cahiers de charges et de construire des ENEP publiques qui sont actuelles très minoritaires.

 « L’Etat ne dispose que de huit écoles de formation contre 160 pour le privé », ont-ils souligné, non sans préciser que cela pose souvent des problèmes au niveau des capacités d’accueil des écoles d’application.

Mais qu’à cela ne tienne, les délégués du SNEA-BF disent mettre l’Etat en garde et « déclinent toute responsabilité dans la gestion de flux des stagiaires dans les années à venir ».

Mamady Zango

Burkina24

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Rédaction B24

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