Corée du Nord : Kim Jong-un fait inscrire dans la Constitution une riposte nucléaire automatique en cas d’assassinat

La Corée du Nord durcit sa doctrine nucléaire. Selon plusieurs révélations relayées par les services de renseignement sud-coréens, Corée du Nord a modifié sa Constitution afin de garantir une riposte nucléaire automatique même en cas d’élimination de son dirigeant Kim Jong-un, rapporte BFM Tv.
Cette révision constitutionnelle, adoptée lors de la 15e Assemblée populaire suprême du 22 mars 2026 et rendue publique le 7 mai 2026, marque un tournant stratégique majeur pour Pyongyang. Désormais, le pouvoir de déclencher une frappe nucléaire peut être délégué, empêchant ainsi toute tentative de neutralisation du régime par une opération ciblée contre son leader.
Cette décision intervient quelques semaines après l’opération militaire « Epic Fury » menée à Téhéran, qui aurait conduit à l’élimination du Guide suprême iranien et de plusieurs hauts responsables militaires. Un événement qui semble avoir profondément marqué les autorités nord-coréennes.
À travers cette nouvelle doctrine, le régime nord-coréen envoie un message clair : frapper Corée du Nord ou tenter d’éliminer Kim Jong-un ne suffirait plus à empêcher une contre-attaque nucléaire.
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Contrairement à l’Iran, la Corée du Nord reste toutefois l’un des États les plus fermés au monde, rendant toute opération clandestine extrêmement complexe. Le pays contrôle étroitement les déplacements, les communications et l’accès au territoire. Kim Jong-un, qui se déplace rarement à l’étranger, utilise régulièrement un train blindé hautement sécurisé, devenu un symbole de la dynastie Kim.
Ce durcissement intervient également dans un contexte de rapprochement militaire inédit entre Corée du Nord et Russie. Le 9 mai dernier, des soldats nord-coréens ont défilé sur la Place Rouge à Moscou aux côtés des forces russes lors des célébrations de la victoire soviétique.
Selon les renseignements sud-coréens, près de 15 000 soldats nord-coréens auraient été déployés en soutien à l’armée russe sur le front ukrainien. Pyongyang aurait également fourni plusieurs millions d’obus à Moscou, faisant du régime de Kim Jong-un l’un des principaux soutiens militaires du Kremlin dans la guerre en Ukraine.
Une enquête de la BBC publiée le 8 mai estime par ailleurs que plus de 2 300 soldats nord-coréens auraient déjà perdu la vie sur le théâtre ukrainien. Les estimations s’appuient notamment sur des analyses d’images satellites et de monuments commémoratifs récemment inaugurés à Pyongyang.
Entre doctrine nucléaire renforcée, soutien militaire à Moscou et verrouillage total du régime, la Corée du Nord affiche plus que jamais sa volonté de dissuasion absolue dans un contexte géopolitique mondial sous haute tension.




