Mamadou Kabré sur la CODER : «Ce n’est pas une rupture »

Au sein du Chef de file de l’Opposition politique au Burkina (CFOP), une nouvelle Coalition vient de voir de jour et elle s’est donnée pour leitmotiv, la réconciliation nationale. Alors que l’opinion voit en ce regroupement une fragilisation du CFOP, Burkina 24 a joint Mamadou Kabré qui donne sa lecture de la situation.

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Mamadou Kabré président du Prit-Lannaya parti affilié au CFOP et membre de la Coalition des forces démocratiques pour un vrai changement, ne voit pas d’un mauvais œil la création de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER) dirigée par Ablassé Ouédraogo. « Je suis heureux de voir qu’il y a plusieurs pôles de dynamisme », dit-il.

Déjà au sein de l’opposition, il y a la Coalition des forces démocratiques pour un vrai changement. Ajoutée celle dirigée par le président de Le Faso Autrement, la CODER, Mamadou Kabré les considère comme des « pôles dynamiques ». « Avec ces deux pieds, indique-t-il, on pourra bien se tenir debout pour exiger ce qui doit être fait pour que les Burkinabè vivent ensemble ».

Mais ce qui peut s’assimiler à un point d’achoppement, c’est la question de la justice et de la réconciliation nationale. L’analyse de Mamdou Kabré :

« Si on nous dit qu’on passe la question de la justice à perte et profit pour la réconciliation nationale et qu’on a les garde-fous pour que cela ne se répète plus, nous ne trouvons pas d’inconvénients à ce que justement ils soient réconciliés avec le peuple.

Mais nous disons que ce n’est pas parce que la nouvelle Coalition demande qu’il y ait justice et réconciliation qu’il n’y aura pas du tout une vraie justice. Parce qu’on peut situer les responsabilités quitte à ne pas prononcer des peines de liberté ou de condamnation pécuniaire, mais on ne peut pas refuser de faire la vérité ne serait-ce que pour blanchir ceux qui ont été inculpés »

Mamadou Kabré, le 16 octobre 2016

Toujours dans la même lancée, ce qui peut faire le distinguo entre les deux « pôles dynamiques », c’est qu’il y a des luttes pour lesquelles les deux camps ne peuvent pas être d’accord. « Nos revendications ne peuvent pas être les mêmes. Certains même veulent qu’on libère leurs responsables. Nous ne pouvons pas endosser ces genres de requêtes. Mais concernant la patrie, on se retrouvera sur le même front ».

Sur l’avènement de la CODER, Mamadou Kabré estime que « ce n’est pas une rupture entre le camp dirigé par Zéphirin Diabré et celui de Ablassé Ouédraogo, mais chacun y va de ses propres intérêts ».

Le fait qu’il y ait plusieurs courants au sein de l’opposition n’est pas de nature à fragiliser l’opposition, dit-il. La CODER « a des revendications qui lui sont propres. On saura se retrouver là où il faut pour les batailles à venir », note le président de Prit-Lannaya.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina24  

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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