Burkina : « La rupture semble se faire dans une certaine continuité »

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) et ses partenaires ont organisé, le mardi 3 octobre 2017 à Ouagadougou, une conférence publique autour du thème, « société civile, syndicalisme et politique ». Dans le cadre d’un dialogue démocratique, les échanges ont tourné autour de la présentation d’un livre titré « Transformations sociopolitiques burkinabè de 2014 à 2016 ».

La suite après cette publicité

Ecrit par Sten Hagberg, Ludovic Kibora, Sidi Barry, Siaka Gnessi et Adjara Konkobo, le livre traitant des Transformations sociopolitiques burkinabè de 2014 à 2016, commandité par l’ambassade de Suède pour orienter ses relations avec le Burkina en termes de coopération, a servi de base pour le débat démocratique organisé par le Centre pour la gouvernance et la démocratie (CGD), le mardi 3 octobre 2017.

« A la faveur de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, le Burkina marque une rupture avec son passé autoritaire et des régimes d’exception et s’engage dans le renouveau démocratique, en même temps que des continuités politiques sont évidentes« , écrit Sten Hagberg en préface. Relatant les avis de nombreux observateurs de la scène politique, « la rupture semble se faire dans une certaine continuité », rédige l’auteur en faisant référence aux relations entre l’actuel parti au pouvoir, le MPP et celui déchu, le CDP.

Sur la Transition, le Pr Ludovic Kibora estime qu’elle « a eu comme un gout d’inachevé ». Revenant sur la période entre la chute de Blaise Compaoré et la Transition, marquée par la prise du pouvoir par Yacouba Isaac Zida, le Pr Augustin Loada pense qu’elle doit être élucidée. Mais dit-il, il y a eu une conception minimaliste de la Transition axée sur l’organisation des élections.

Des liens entre la société civile, les syndicats et la politique, prenant l’exemple du Bénin et du Burkina, le Pr Loada relate que les syndicats ne veulent pas être associés à la société civile. Quand il s’agit de la société, il ne faut pas procéder par énumération, « Balai citoyen, Safiatou Lopez, non ! La société civile est un mouvement, c’est une dynamique de contrepoids vis-à-vis du pouvoir ».

Parfois, poursuit le Pr Loada, il est dit que la société civile est instrumentalisée par des partis politiques, mais interroge-t-il, « qui instrumentalise la société civile ? ». Parfois, il faut mettre des noms, propose-t-il avant d’affirmer que « ceux qui disent qu’ils ne font pas partie de la société civile, je vous le garantis, ils ne sont pas si différents de cette société civile ».

Guy Hervé Kam, quant à lui, estime qu’« il n’y a pas plus politiques que les organisations syndicales au Burkina ». A propos des organisations estudiantines, les questions politiques occupent plus de la moitié de leurs revendications, est convaincu Me Kam.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

publicite


publicite

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page