UPC/Renouveau démocratique : Un complot du MPP, selon Zéphirin Diabré

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En conférence de presse le lundi 9 octobre 2017, le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), dit ne pas reconnaître le nouveau groupe parlementaire UPC renouveau démocratique. « A l’heure où nous parlons, il n’existe pas un groupe parlementaire dénommé l’UPC/renouveau », indique Zéphirin Diabré.

Selon le président de l’UPC, cette affaire n’est qu’un complot organisé par le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) pour déstabiliser l’Opposition. « Ce à quoi vous assistez est une étape dans le développement d’un complot contre le parti, complot en gestation depuis janvier 2016 », indique Zéphirin Diabré.

L’idée de ce groupe (UPC/renouveau démocratique, ndlr) remonte lors de la tenue d’une réunion en janvier 2016, au cours de laquelle, rappelle le président de l’UPC, la position du parti de rejoindre l’Opposition ou la Majorité a été discutée. Ainsi, dit-il, certains qui n’ont pas pu prévaloir leurs idées ont nourri l’idée d’un groupe parlementaire distinct, afin de l’utiliser comme instrument pour négocier avec le MPP. « De manière indiscutable, l’UPC a été l’objet d’une tentative de déstabilisation de la part d’officines liées au pouvoir du MPP », insiste Zéphirin Diabré.

A l’en croire, « tout cela est clair, c’est la campagne de 2020 qui a commencé. Le MPP veut débaucher de nouveaux soutiens, affaiblir l’UPC pour mieux préparer les prochaines élections  (…) Leur drame et notre chance, c’est qu’ils ont dégainé trop tôt ! Car, ajoute Zéphirin Diabré, 2020 c’est encore loin ». Mais au-delà du problème, le président de l’UPC rassure que le parti fera tout pour ramener les démissionnaires « au bercail ». « Ils restent nos camarades jusqu’à ce qu’ils quittent le parti », dit-il.

Zéphirin Diabré affirme qu’il a « déjà pardonné. Nous restons ouverts au dialogue ». Les démissionnaires dans une déclaration avaient affirmé qu’ils restent au sein de l’UPC. En réponse, Zéphirin Diabré dit que le parti « prend acte » mais ajoute-t-il, « ce sont les militants à la base qui donnent le brevet ».

Après que les domiciles de députés démissionnaires aient été visités par des militants d’après les démissionnaires, une sécurité leur a été offerte. A ce propos, Zéphirin Diabré s’interroge, « pendant que des terroristes entrent au Burkina comme dans du beurre, je ne comprends pas qu’on réquisitionne des policiers pour défendre des politiciens. Qu’on les envoie au Nord ».

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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