Badolo : « Ce n’est pas à nous OSC de remettre en cause les décisions de la justice » 

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L’Alliance Pour la Défense de la Patrie(ADP)  estime que les organisations de la société civile ne doivent pas remettre en cause les décisions de justice. Quant à la liberté provisoire de Djibrill Bassolé, l’association compte sur l’honnêteté et l’intégrité du Général pour le revoir au tribunal lors de son procès.

Au cours d’une conférence de presse ce 11 octobre 2017 à Ouagadougou, l’ADP a réagi par rapport aux attaques  terroristes dans la partie nord du Burkina. «Le gouvernement Kaba Thiéba, pour se dédouaner de son incapacité à apporter des réponses idoines à cette catastrophe, affirme que le terrorisme est un phénomène mondial qui touche même les pays occidentaux qui disposent de moyens sécuritaires énormes », déclare Abraham Badolo, président de l’ADP.

Il appelle le président du Faso à trouver une réponse à ce problème sécuritaire « de peur de répondre tôt ou tard devant le tribunal de l’histoire et devant les Burkinabè » et à Simon Compaoré, ministre de la sécurité,  «  d’avoir la décence de laisser sa place à quelqu’un  qui s’y connait  pour nous  éviter la catastrophe que nos frères vivent au Nord ».

Parlant cette fois de la situation économique du pays, l’association ne donne pas de bonnes notes, surtout en ce qui concerne la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES).  Abraham Badolo  est convaincu que « la plupart des acteurs censés mettre en route le PNDES ne le maitrisaient pas. Et la relance économique qui devait marquer le dynamisme de la mise en œuvre du PNDES est un échec ».  De ce fait, ce plan annoncé pour amorcer le décollage économique et social du Burkina « reste aujourd’hui une illusion utilisée par le gouvernement Kaba Thieba pour meubler son temps ».

En ce qui concerne la liberté provisoire accordée au Général Djibril Bassolé, Abraham Badolo estime qu’il n’y a pas de problème à ce niveau. « Ce n’est pas à nous les OSC de remettre en cause les décisions de la justice », juge-t-il.

Quant à la crainte de voir l’homme prendre la clé des champs, le président de l’ADP compte sur la bonne foi de Bassolé. «Si Djibrill Bassolé est un homme intègre, il doit revenir rendre compte de ce qui s’est passé », conclut-il.

Alice THIOMBIANO (Stagiaire)

Burkina 24

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Rédaction B24

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