Glencore et les évasions fiscales au Burkina: Les révélations de Paradise Papers

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Des révélations croustillantes sur la situation fiscale au Burkina Faso du géant suisse des mines et du négoces Glencore ainsi qu’à un prêt de 45 millions de dollars qu’il a accordé à une entreprise en RDC, ont été publiées à la suite de la récente enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (Icij) ce week-end.

Le groupe suisse Glencore détenu par l’homme d’affaires israélien Dan Gertler est au centre de nombreuses controverses liées à une affaire d’évasion fiscale. Le Consortium international des journalistes d’investigation (Icij) qui rassemble 400 journalistes de 96 médias, dont du Burkina, s’est intéressé à ce dossier semblable aux Swiss Leaks et aux Panama Papers, et a mis à nu les mécanismes d’optimisation fiscale dont profitent les multinationales et les grandes fortunes mondiales. Pour y arriver, il a dû faire recours à 6,8 millions de documents internes d’un célèbre cabinet d’avocat.

A en croire cette organisation de journalistes, ces tonnes de documents détaillent les manœuvres de la multinationale Glencore PLC, lui permettant de transférer plusieurs centaines de milliards de Franc Cfa vers les paradis fiscaux afin de contourner les impôts et poursuites judiciaires.

Selon Jeune Afrique, les journalistes de l’Icij sont rentrés en possession de documents émis par la firme d’avocats Appleby et par dessus tout d’une note confidentielle de la direction des impôts de Faso. Cette note accable Nantou, la filiale locale de Glencore, d’évasion fiscale, notamment par le paiement de charges fictives à une société écran immatriculée dans les Îles vierges britanniques, Pasley Universal, toujours dans l’optique d’aménuiser ses revenus imposables.

Selon cet audit, l’entreprise aurait également bénéficié de déductions fiscales auxquelles elle ne pouvait pas prétendre.

Le 26 octobre 2016, un redressement fiscal de 29 millions de dollars a ainsi été notifié à Nantou. A ce sujet, Glencore a confié aux journalistes de l’Icij avoir bénéficié d’une réduction à 1,5 million de dollars.

Bien que rejetées en bloc par la direction de Glencore, ces accusations s’ajoutent à la longue liste des critiques d’ordre social et environnemental sur l’opacité de la gestion de la mine de zinc de Perkoa.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOAUKOU                                                                                                                                   

Burkina24

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