MASA : Les pères fondateurs à propos de ses origines

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25 ans du MASA. La fête ne pouvait se passer sans la présence des fondateurs de l’évènement. Ils étaient à la genèse. Ils sont présents à cette 10e édition pour raconter l’histoire du MASA. « Aux origines du MASA », tel était le thème de l’une des rencontres professionnelles de ce  12 mars 2018.

L’idée de créer un marché des arts du spectacle africain est partie d’une conférence tenue à Liège en Belgique qui réunissait plusieurs ministres francophones en 1990.

Jean-Louis Roy, l’un des artisans, ancien secrétaire général de l’Agence intergouvernementale de la francophonie (1990-1998).

« Je suis de ceux-là qui ont soutenu l’idée de l’organisation d’un grand marché de promotion et de diffusion des arts du spectacle africain contre vent et marée », raconte Jean-Louis Roy, l’un des artisans, ancien secrétaire général de l’Agence intergouvernementale de la francophonie (1990-1998).

Selon ses dires, le marché devrait se tenir aux premières heures à Kinshasa mais le régime de Mobutu est rentré dans une période tumultueuse au moment d’y aller. Le second choix s’est porté sur le Togo. Mais là également, la crise socio-politique pour le départ de Eyadema dissuade.

C’est alors que Henriette Diabaté, grande chancelière de la Côte d’Ivoire, ministre de la culture d’alors propose d’organiser le MASA à Abidjan. La première édition a  eu lieu en 1993.

Le marché devrait être itinérant mais très vite l’idée a été abandonnée. Aussi son ouverture aux pays anglophones était un choix stratégique de peur que ces pays aux grands moyens ne créent un évènement concurrentiel.

Aujourd’hui, le MASA a 25 ans sur le sol ivoirien malgré les tumultes qu’il a connus (interrompu pendant 6 ans). Il a vu sur scènes de grands noms de la musique, Césaria Evora, Manu Dibango, Myriam Makéba, Aicha Koné. Quoi de plus normal que la capitale ivoirienne s’approprie son évènement au fil du temps pour devenir le marché des arts d’Abidjan avec une ouverture sur le reste du monde.

Zié Coulibaly, technicien du MASA, explique : « J’ai été l’un des premiers  jeunes à être formés par le MASA. Aujourd’hui,  je suis consulté en tant que technicien dans de grands évènements en Afrique ».

Alimata Salembéré, ancienne ministre de la culture burkinabè

Mais pour Alimata Salembéré,  ancienne ministre de la culture burkinabè, secrétaire générale de la communication de l’Agence  de coopération culturelle (ACCT) aujourd’hui OIF (1992- 1999), le marché reste  perfectible.

Des défis restent à relever afin que le MASA se pérennise et reste ancré  davantage dans l’univers culturel mondial.

Revelyn SOME

Burkina24

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