CILSS : Réunion à Ouaga contre l’insécurité alimentaire

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Délégués des membres du CILSS, de la CEDEAO et de l’UEMOA et partenaires se sont retrouvés à Ouagadougou pour la validation des résultats définitifs de la campagne agricole 2017-2018 et l’examen de l’évolution de la situation alimentaire et nutritionnelle. Ceci dans le but de prévenir les risques d’aggravation de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle qui prévaut dans certaines zones.

Une rencontre de trois jours a été nécessaire pour regrouper les membres du CILSS, de la CEDEAO et de l’UEMOA autour d’une même table pour parler sécurité alimentaire au sahel et en Afrique de l’Ouest. C’était du 26 au 28 mars 2018 à Ouagadougou.

Aider les pays à prévenir les risques d’insécurité alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest, c’est l’objectif principal du CILSS. Pour ce faire, l’organisation  anime avec ses partenaires le dispositif régional de prévention et de gestion des crises alimentaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest, le PREGEC. Un dispositif cinquième du genre au titre de la campagne 2017-2018 et dont les conclusions ont été livrées à l’endroit des participants à cette rencontre.

Selon le secrétaire exécutif du CILSS, Djimé Adoum, sur le plan agricole, les tendances de productions annoncées lors de la rencontre du PREGEC en novembre 2017 à Bamako, se confirment, mais en légère régression au niveau de certains pays du Sahel comme le Burkina Faso, la Gambie et le Tchad.

Djimé Adoum a également signifié que bon nombre de personnes ont besoin d’une assistance alimentaire dans l’ensemble des pays du CILSS de la CEDEAO et de l’UEMOA. «  Selon les résultats d’analyse avec le cadre harmonisé réalisée dans l’ensemble des pays du CILSS de la CEDEAO  et de l’UEMOA, 7,1 millions de personnes ont besoin d’une assistance alimentaire et humanitaire urgente. A cela, il a ajouté que plus de 1,1 à 1,6 million de cas d’enfants malnutris sont attendus », a souligné le secrétaire exécutif du CILSS.

Ces résultats d’analyses ayant été donnés au public, il est donc important que «les Etats et leurs partenaires poursuivent et renforcent leurs  interventions et réponses d’assistance humanitaire en faveur des populations vulnérables(…) », a souhaité le secrétaire exécutif du CILSS.  

De g. à d., secrétaire exécutif du CILSS, Djimé Adoum, Ouoba/Belem Adeline, secrétaire permanente du comité national du CILSS

Ce dernier a également émis le vœu  que les partenaires accompagnent les pays dans le financement des opérations de collecte des données nécessaires au bon déroulement des analyses de la sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers le cadre harmonisé.

Pour le ministre de l’agriculture représenté par Ouoba/Belem Adeline, secrétaire permanente du comité national du CILSS,  le gouvernement du Burkina et les décideurs politiques des autres pays du CILSS, de la CEDEAO et de l’UEMOA examineront les recommandations avec la plus grande attention, car le caractère à la fois stratégique et sensible de la sécurité alimentaire et nutritionnelle est suffisamment perçu partout de nos jours.

Irmine KINDA

Burkina24

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