Diabré : Contre le terrorisme, « le gouvernement peut compter sur nous »

3631 0

Le Chef de file de l’Opposition politique (CFOP), Zéphirin Diabré est revenu, sur la polémique née suite à sa participation et à son discours prononcé lors du 7e Congrès ordinaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). « Le CDP est un parti légalement reconnu. Le CDP est un parti qui appartient à la scène politique nationale. Les gens qui sont au CDP sont des Burkinabè. Les électeurs qui sont au CDP sont des Burkinabè », dit-il.  

Le mardi 8 mai 2018, une délégation du Chef de file de l’Opposition politique (CFOP) avec à sa tête Zéphirin Diabré était face à la presse. Ce cadre a été mis à profit par l’Opposition pour donner sa lecture sur des sujets d’actualité. Sur les questions sécuritaires, le CFOP dit regretter les attaques terroristes et appelle le gouvernement à la mise en place d’une « démarche stratégique et décisive ».

Mais d’abord, précise Zéphirin Diabré, « nous sommes une opposition qui n’a jamais voulu mettre notre gouvernement en difficulté sur les questions sécuritaires ». Pour lui, la sécurité « est une question nationale qui va au-delà des questions partisanes ». Et dans ce sens, poursuit le CFOP, « il ne faudrait pas que nous nous bagarrons entre nous ». Mais même si « bagarre » il ne doit pas y avoir, « il est bon qu’on se dise un certain nombre de vérités », coupe Zéphirin Diabré.

Le CFOP dit attendre du gouvernement « une vraie démarche stratégique et décisive sur la question et malheureusement, on ne la sent pas ». Malgré cela, « le gouvernement peut compter sur nous », indique Zéphirin Diabré. Sur un point connexe, le CFOP dit avoir apprécié « l’attitude » des Koglweogo qui ont apporté leur contribution à la lutte contre le terrorisme en permettant de mettre la main sur « les supposés présumés terroristes ». « Quand quelqu’un fait quelque chose qui est bien, il faut le reconnaître », lance Zéphirin Diabré.

Vidéo – OSC et politique : La note critique de Diabré

Burkina 24

Pour ce qui concerne l’annonce, le 2 mai 2018, par le Gouvernement de délocaliser les Conseils des ministres enfin « d’échanger avec les populations sur leurs préoccupations et de constater de visu les différentes réalisations entrant dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES) », le CFOP juge qu’il s’agit ni plus ni moins qu’une campagne électorale.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Votre commentaire sur ce sujet

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

Article du même genre