Promotion des biotechnologies agricoles : Un réseau des parlementaires voit le jour au Burkina

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Un Réseau des parlementaires burkinabè pour la Biotechnologie et la Biosécurité (REPA-Biotech) a vu le jour, ce vendredi 31 août 2018. L’objectif général du réseau est de contribuer à sensibiliser et à éclairer les processus de prise de décision dans le domaine scientifique et plus précisément celui de la biotechnologie en agriculture, en santé et la biosécurité.

Les biotechnologies agricoles se révèlent indispensables pour pallier aux défis de l’agriculture.  Malheureusement, elles sont souvent méconnues, quelques fois sous-estimées par les décideurs politiques et les acteurs du monde agricole.

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Selon le directeur de l’institut de l’environnement et des recherches agricoles (INERA), Dr Hamidou Traoré, l’INERA a mis au point une centaine de nouvelles variétés de semences améliorées adaptées aux contraintes émergentes. Il s’agit des variétés à cycle court, à haut rendement et de qualité nutritionnelle, mais tolérantes à la sécheresse, aux ravageurs et aux maladies. Pourtant, le taux d’adoption de ces variétés reste inférieur à 20% au Burkina Faso où  80% de la population est essentiellement agricole.  

Réseau des parlementaires Burkinabè pour la Biotechnologie et la Biosécurité (REPA-Biotech)

Un groupe de députés dénommé Réseau des parlementaires burkinabè pour la Biotechnologie et la Biosécurité (REPA-Biotech) a été mis en place pour contribuer à sensibiliser et à éclairer les processus de prise de décision dans le domaine scientifique et plus précisément celui de la biotechnologie en agriculture, en santé  et la biosécurité, ce vendredi 31 août 2018. Les parlementaires entendent faire la promotion de la communication sur les nouvelles avancées scientifiques et technologies du Burkina Faso. 

« La communauté scientifique, c’est-à-dire l’expertise nationale, qui s’organise avec les députés pour que le Burkina Faso puisse légiférer et de permettre aux décideurs, dans ce domaine, d’avoir de l’éclairage scientifique nécessaire pour moi, c’est un réseau qu’il fallait créer », a fait comprendre le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Me Stanislas Sankara.

Pour l’initiatrice du REPA-Biotech, Henriette Zoumbaré, Présidente de la Commission du développement économique, de l’environnement et des changements climatiques (CODECC), le réseau compte une vingtaine de députés et le bureau comptera dix membres.

A l’écouter, le Réseau des parlementaires burkinabè pour la Biotechnologie et la Biosécurité sera consacré à la vulgarisation des avancées de la science au Burkina Faso et la proposition de lois pour faciliter l’expansion des produits de la recherche pour une meilleure appropriation des populations.

L’Afrique subsaharienne est confrontée à d’énormes difficultés, notamment dans le secteur de l’agriculture avec les aléas climatiques, la raréfaction des pluies et des attaques des ravageurs. De nos jours, la situation alimentaire et nutritionnelle des pays africains est peu reluisante. Selon le rapport des Nations-Unies sur la sécurité alimentaire, plus de 815 millions de personnes dont 243 millions en Afrique sont touchées par l’insécurité alimentaire.

Jules César KABORE

Burkina 24

Il y a 2 commentaires

  1. Bientôt le débat sur les biotechnologies va refaire surface à l’image de l’agriculture avec intrants chimiques car au niveau des biotechnologies, il y aussi des inquiétudes. Attendons de voir.

  2. Bientôt le débat sur les biotechnologies va refaire surface à l’image de l’agriculture avec intrants chimiques car au niveau des biotechnologies, il y aussi des inquiétudes. Attendons de voir.

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