Francophonie : C’est fini pour Michaëlle Jean

726 0

Après la France, c’est au tour du Canada et du Québec de définitivement lâcher Michaëlle Jean, secrétaire général sortante de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et candidate pour un second mandat. L’ancienne journaliste canadienne, née en Haïti, a perdu ses derniers soutiens ce mardi 10 octobre 2018 en l’occurrence, son pays le Canada et le Quebec. Ils militent tous désormais pour la Rwandaise Louise Mushikiwabo, assurée de prendre sa place à l’issue du 17e sommet de la Francophonie, qui se tiendra le jeudi 11 octobre 2018 en Arménie.

A moins de 24 heures de l’ouverture du 17e sommet de l’OIF qui sera organisé les 11 et 12 octobre 2018 dans la capitale de la République d’Arménie, Erevan, la Canadienne Michaëlle Jean qui rempile pour un second mandant a perdu le soutien de ses principaux alliés et devrait comprendre que la messe est dite.

Avec cette donne, Michaëlle Jean devrait passer le flambeau à la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, qui était déjà soutenue par la Belgique, la France, l’Union africaine et une grande partie des 30 Etats africains de l’OIF.

Les Nords-Américains,  face au ralliement de ces pays à la candidature de la Rwandaise, ont finalement opté pour elle au détriment de Michaël Jean, expliquant vouloir éviter de rompre avec la coutume, qui veut que le secrétaire général de l’OIF soit choisi unanimement sans qu’il y ait lieu de vote.

« Le Canada a décidé de se rallier au consensus, comme c’est la tradition, ça a toujours été la manière de faire. On ne va pas la changerOn a bien vu qu’elle n’avait pas les appuis nécessaires. La suite lui appartient, il faut se rendre à l’évidence», a révélé à l’Agence France-Presse, une source gouvernementale outre-Atlantique.

Jérémy Ghio, le porte-parole de la ministre canadienne de la Francophonie Mélanie Joly, dans un courriel adressé à la presse, a officiellement confirmé la dernière position de son pays. « Pour ce qui est du poste de secrétaire général, le Canada est prêt à se rallier au consensus, comme le veut la façon de faire en Francophonie », a-t-il indiqué à la suite du nouveau Premier ministre québecois, François Legault, qui sera à Erevan avec Justin Trudeau, le chef du gouvernement canadien. Il a salué le « potentiel » du consensus en gestation.

Michaël Jean de son côté poursuit discrètement son lobbying pour essayer de faire renverser les pronostics. Ce qui ne devrait,  selon les observateurs, donner à rêver car son pays, le Canada, aurait reçu la promesse de la France d’appuyer sa campagne pour un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU contre le retrait de sa ressortissante en échange du positionnement de la Rwandaise Louise Mushikiwabo.

En plus, ces deux pays qui sont en réalité les deux gros bailleurs de l’OIF, ont décidé de fédérer leurs points de vue en évitant que la question du secrétariat général soit au cœur d’un malaise au sein de l’institution.

En attendant la fin du 17e sommet de la Francophonie qui s’ouvre dans quelques heures en Arménie, il faudra retenir ce nom, celui de Louise Mushikiwabo.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24 

Source: RFI

Votre commentaire sur ce sujet

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre