Terrorisme : « Aujourd’hui, la terreur a changé de camp »

0 0

Le contexte sécuritaire particulier qui prévaut au Burkina Faso aura marqué la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2019, à l’Assemblée nationale. Alassane Bala Sakandé a, lors de son discours, magnifié les Forces armées nationales dans leur quotidienne lutte contre le terrorisme. « Même s’il convient de ne pas dormir sur nos lauriers et de crier assez tôt victoire, force est de constater que nos Forces de défense et de sécurité ont développé une résilience certaine », a fait savoir Alassane Sakandé.

Le mercredi 6 mars 2019 s’est ouverte à l’Assemblée nationale, la première session ordinaire de l’année 2019 avec la présence du Premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré accompagné d’une forte délégation ministérielle et, entre autres, du Chef de file de l’opposition politique (CFOP), Zéphirin Diabré. Le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse et Amina Bala Kalto, 5e vice-présidente du parlement nigérien, étaient les invités du Parlement burkinabè.

Terrorisme : « Aujourd’hui, la terreur a changé de camp »
De gauche à droite, Moustapha Niasse, Christophe Dabiré et Amina Bala Kalto – Ph. AN

Lors de son intervention, Alassane Sakandé a salué le travail abattu par les Forces armées nationales pour contrer le terrorisme.  Grâce aux actions conjuguées de tous ces vaillants fils et filles de la patrie, dit-il, l’effondrement de l’Etat qui figurait dans l’agenda caché des ennemis du Burkina Faso a tourné en désillusion totale. « Aujourd’hui, la terreur a changé de camp et il n’en sera plus autrement », a ajouté le Président de l’Assemblée nationale burkinabè.

« Dans la lutte contre le terrorisme, il n’y a que deux camps possibles : celui des femmes et des hommes qui ont fait le choix de la liberté et de la sécurité des Burkinabè et celui des femmes et des hommes qui sèment la confusion et servent la cause des ennemis de notre peuple. Il faut choisir son camp. Car quand c’est ambigu, c’est que c’est louche et quand c’est louche, c’est que c’est lâche »

Alassane Bala Sakandé, le 6 mars 2019 – Burkina 24

Dans ce sens, les Burkinabè ont reçu le soutien du Président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Moustapha Niasse. « Nous sommes solidaires du peuple burkinabè dans son combat pour protéger sa liberté, préserver sa dignité, développer ses capacités intellectuelles et morales (…). Si nous nous donnons la main, je vous assure que le terrorisme ne prospérera pas », a déclaré Moustapha Niasse.

Dans son adresse, Alassane Sakandé n’a pas survolé le centième anniversaire du Burkina Faso, jadis Haute-Volta. Ainsi souhaite-il que ce moment soit « le point de départ d’un nouvel élan de patriotisme et de civisme » pour « exorciser les menaces de tous genres » et une occasion de « se réconcilier avec notre passé ». Dans cette lancée, poursuit le Président du Parlement, « il ne sera pas superflu de sacraliser par une loi mémorielle les événements du 3 janvier 1966 et des 30 et 31 octobre 2014 ».

Terrorisme : « Aujourd’hui, la terreur a changé de camp »
Innovation : Des tablettes à l’Hémicycle pour le vote électronique – Ph. AN

Revenant sur les conclusions du Forum national sur l’autonomisation et la responsabilisation de la femme tenu en février 2019, les femmes parlementaires ont pris l’engagement, informe Alassane Sakandé, d’initier une proposition de loi en vue de la création d’un siège supplémentaire en faveur des femmes par circonscription électorale pour les municipales et les législatives.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Avatar

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre