Burkina : Des femmes s’interrogent sur leur rôle face à l’insécurité

Les responsables de l’Association YIRIWA Femmes Leaders ont animé une conférence publique le samedi 16 mars 2019 à Ouagadougou. Cette rencontre s’est articulée autour du thème « le rôle de la femme dans la gestion des crises sociales » et a porté essentiellement sur des échanges d’expérience liés à la question sécuritaire du pays.

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La question de l’insécurité ne préoccupe pas seulement les partis politiques mais aussi les associations de femmes. C’est dans le cadre de l’insécurité grandissante au Burkina Faso que ces femmes leaders se sont exprimées sur leur contribution à l’édification d’un Burkina de sécurité, de paix et de cohésion sociale.

« En tant que femme, on s’est dit qu’on a au moins notre part, notre rôle à jouer conformément au thème de la journée des droits de la femme qui interpelle sur la sécurité, la paix », a affirmé la présidente de l’association Yiriwa femmes leaders, Mariam Coulibaly/Ouattara.

« Nous les femmes, nous sommes des victimes doublement. Parce que des deux côtés, des deux camps ce sont nos enfants, nos maris, nos frères », a-t-elle expliqué. Les femmes doivent « surveiller » leurs enfants et frères, être proches et rester à l’écoute de leurs enfants afin de pouvoir « détecter les métamorphoses ».

De l’avis du directeur général de l’IAM, Alioune Mbeng, les femmes sont une utilité fondamentale pour les hommes et pour la nation tout entière. Il a ajouté que la femme est « l’épicentre » du développement. Le DG de l’IAM s’est réjoui de savoir que les femmes ont pris « le devant » pour accompagner l’Etat dans la résolution des conflits.

« On parle de crise à chaque fois qu’il y a eu une rupture d’équilibre dans quelque chose qui était établi », a laissé entendre la conférencière, Annonciata Oumsaoré/Thiombiano. A l’en croire, elle a estimé que les crises sont difficiles à gérer dans ce sens qu’on ne peut pas prévoir les réactions d’une crise. Par ailleurs, la conférencière a pensé que « si dans les démarches, dans les processus de gestion de la crise on intègre la femme, nous pensons que la gestion des crises sera mieux faite ».

A noter que la présidente interpelle et exhorte toutes les femmes du monde entier à se lever pour vaincre l’insécurité.

Aïna TOURE (stagiaire)

Burkina 24

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Rédaction B24

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Un commentaire

  1. CERTE UNE BELLE INITIATIVE MAIS OU EST QUE CELA NOUS CONDUIRA.on vous prefere bien ala maison car ca c est le combat des hommes.

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