Trust Fund : Vers la fin de la défécation à l’air libre dans 12 villages de Gorom-Gorom, Markoye et Oursi

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Éradiquer la défécation à l’air libre dans 12 villages de la province de l’Oudallan à travers l’approche ATPC (Assainissement Total Piloté par la communauté), c’est l’un des défis que le Trust Fund a tenu à relever dans la Région du Sahel. Défis immense en passe d’être gagné par ATAD et Oxfam du Consortium Ciinal Tilgré au regard du bilan à mi-parcours : 707 finies et utilisées sur 634 prévues, 142 latrines en cours de réalisation. Ce bilan a permis d’annoncer les périodes d’évaluations et de certification qui constitue les prochaines étapes de l’approche et qui permettent d’attester que le village à atteint la fin de défécation à l’air libre (FDAL) et à été capable de maintenir cet état. Cette évaluation est organisée en collaboration avec les autorités locales à travers la commission de certification.

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Lorsqu’ en 2017, Oxfam et ATAD du Consortium Ciinal Tilgré se lancèrent dans la promotion des latrines ATPC, dans douze (12) villages répartis dans trois communes d’intervention, à savoir Oursi, Markoye et Gorom-Gorom tous les indicateurs en matière d’hygiène et d’assainissement étaient au rouge.

Seule, en effet, une (1) latrine, réalisée dans le cadre d’un projet de promotion de latrines subventionnées, existait dans le village de Bidi sur l’ensemble de la zone d’intervention pour une population totale de 13.291 ménages répartis sur douze villages.

Deux ans, après, dans pratiquement chaque concession, trône au moins une latrine, entièrement réalisée par les communautés. Les 710 concessions comptaient déjà en mars 2019, 707 latrines finies et utilisées. En outre 142 latrines étaient toujours en cours de réalisation si bien que la prévision initiale de 634 latrines sera à terme largement dépassée soit au total 748 réalisations.

Une fois réalisée, les bénéficiaires s’évertuent à leur bonne utilisation : savon et eau pour se laver les mains, entretien de la dalle, tenue correcte une fois dans les toilettes, etc., la communauté désormais convaincue et engagée met les bouchées doubles pour que l’hygiène et l’assainissement soit la chose la mieux partagée.

Aussi, les populations avec l’appui des leaders communautaires veillent à ce que les toilettes soient utilisées de façon adéquate par toutes les couches sociales sans distinction : vieux, adultes, enfants, jeunes, femmes, hommes, tout le monde doit utiliser les toilettes, c’est la consigne à Bidi fait remarquer Amadou Hamadou, président du Comité Villageois de Développement dudit village.

Dans les douze villages (12), les pratiques et les comportements ont aussi été façonnés en faveur de l’hygiène et de l’assainissement. Pour les enfants qui ne peuvent pas se soulager dans les latrines, les parents se sont dotés de pots. Après utilisation, ces pots sont rincés au savon et rangés en lieu sûr.

Le lavage des mains au savon est aussi devenu systématique dans les différents villages. « Dans chaque latrine, vous trouverez du savon et de l’eau pour se laver les mains après utilisation », souligne Aboubacar Ousmane, vice-président CVD, leader communautaire de Minégou 2 où 169 latrines ont été réalisées dont 156 déjà finies et 13 toujours en cours.


Pour arriver à ces résultats, il a fallu déployer des équipes sur le terrain pour sensibiliser et engager les communautés en s’appuyant sur les leaders communautaires.

« Nous avons été longuement sensibilisés sur l’importance des toilettes. Nous avons compris que le manque d’hygiène est source de maladies », note Amadou Hamadou, président du Comité Villageois de Développement du village de Bidi 2. Dans la commune de Gorom-Gorom, 46 personnes se sont engagées à construire des latrines et qui compte aujourd’hui 123 latrines dont 120 finies et 3 en cours de réalisation.

Dans le même ordre d’idées Aboubacar Ousmane de Minégou 2, souligne : « le Trust Fund nous a apporté des informations sur les maladies, leurs modes de transmission et l’importance de l’hygiène et de l’assainissement. Cela nous a permis de prendre conscience et de prendre l’engagement de mettre fin à la défécation à l’air libre dans notre village ».

Au-delà de l’assainissement de leurs cadres de vie, les communautés voient dans les latrines une source de protection contre les regards indiscrets et les risques d’agression. Elles relèvent avec insistance que désormais n’ont plus besoin de parcourir de longues distance dans les hautes herbes pour se soulager. A coup sûr, certains regrettent de n’y avoir pas pensé très tôt.

Service communication, Oxfam

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