Guinée : Le parquet requiert 5 ans de prison ferme contre les responsables du FNDC

Le parquet a requis ce vendredi 18 Octobre 2019 devant un tribunal de Conakry la peine maximale de cinq ans de prison ferme à l’encontre de sept (7) des huit (8) responsables du Front National pour la Défense de la Constitution, mouvement à l’origine des manifestations qui ont secoué la capitale et plusieurs villes du pays depuis environ une semaine. Ils entendaient protester contre une modification de la constitution qui autoriserait le président Alpha Condé à briguer un troisième mandat. Le tribunal rendra son verdict le mardi 22 Octobre prochain.

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Le procureur Sidy Souleymane Ndiaye a requis contre sept des huit prévenus la même peine d’emprisonnement de cinq ans, assortie d’une amende de deux millions de francs guinéens chacun soit un peu plus de 127.000 Franc Cfa. Ces responsables du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) sont accusés, selon le procureur d’avoir appelé à l’insurrection à travers des “propos insidieux, graves et dangereux pour l’ordre public”.

Le procureur a également fait remarquer que ce collectif composé de mouvement de la société civile et de partis de l’opposition a appelé à la paralysie des mines, à la fermeture des banques et à l’asphyxie total de l’activité économique.

Selon les autorités du pays, ce mouvement serait illégal car ne disposant pas de déclaration préalable, tout ceci au détriment de la sécurité publique.

La défense des prévenus dément tout appel aux troubles et a plaidé pour la relaxe pure et simple de tous les huit accusés.

En tout état de cause, les prévenus ne compte pas en démordre quelle que soit l’issue du procès.

En prison ou en liberté, je me battrai contre la politique d’Alpha Condé pour un troisième mandat, je me battrai pour empêcher Alpha Condé d’avoir un troisième mandat”, a dit un des prévenus, Ibrahima Diallo.

La contestation a déjà fait dix morts parmi les manifestants et 70 blessés par balle, et donné lieu à près de 200 arrestations, selon le FNDC. Les autorités quant à eux parlent finalement de neuf morts.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : Africanews

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