Burkina : Ciné Droit Libre 2019 a allumé ses projecteurs

 L’espace Gambidi a ouvert ses portes à la 15e édition du Festival Ciné Droit Libre (CDL) ce samedi 7 décembre 2019. Plusieurs personnalités comme le ministre de la communication, Rémis Dandjinou, le ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry, Maître Bénéwendé Sankara n’ont pas manqué ce grand rendez-vous du cinéma qui prône la liberté d’expression.

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Le top départ de la 15e édition du festival Ciné Droit Libre (CDL) a été donné ce samedi 7 décembre 2019 par le parrain, le professeur Théophile Obenga. Ce dernier a affirmé que ce festival est la célébration de la jeunesse africaine dans sa prise de conscience, son ardeur au changement puisque le CDL a survécu à des difficultés de toutes sortes. Et qu’à la fin, c’est l’Afrique qui triomphe avec la jeunesse. « Vos réalisations d’aujourd’hui préfigurent la beauté de l’Afrique de demain », a-t-il fait remarquer.

Michel Kafando, ancien Chef d’Etat, est le président de cette édition. Il a souligné que l’importance de l’évènement se perçoit par la nombreuse assistance et la qualité des personnalités. « Dans les efforts de nos Etats pour mieux enraciner la démocratie, la dimension respect des droits humains en constitue la base. En quoi l’outil communication, singulièrement le cinéma, peut-il jouer un rôle en la matière ? On ne peut éviter un dualisme entre les exigences de la loi et la liberté d’informer.  Sous quel prisme aborder cette question fondamentale ? J’espère que les différents débats nous aideront à avoir un éclairage beaucoup plus fécond », a-t-il souhaité.

Le coordonnateur du festival Abdoulaye Diallo a fait la genèse de la création du CDL.

« C’est l’histoire de ce film (NDLR, l’assassinat du journaliste Norbert Zongo) qui nous réunit ce soir. C’est parce qu’il y a eu ce film qui a été censuré et que les pirates ont refusé de pirater ce film que aujourd’hui nous sommes là. Si le film avait été diffusé sur les chaines de télé, dans des salles, si le FESPACO l’avait programmé et diffusé, peut-être qu’on en serait pas là  (…). On a donc créé un cadre où tous les films qui posent les vrais problèmes, même s’ils sont sensibles et dérangent, puissent passer ».

Le bilan des 15 ans d’existence du festival Ciné Droit Libre, dressé par Abdoulaye Diallo

« 15 ans après, le festival a grandi. Il se déroule dans 5 pays en Afrique de l’ouest. Abidjan vient de faire la 11e édition (…). 15 ans après, beaucoup d’organisations ont eu lieu, beaucoup d’artistes ont eu des espaces qu’ils n’avaient pas ailleurs. 15 ans après, ce sont des dizaines de réalisateurs burkinabè que nous avons accompagnés, plus d’une quarantaine de films produits, la moisson est assez intéressante, (…). On a rendu beaucoup de services ».

La cérémonie d’ouverture s’est achevée avec la projection du film « Qu’est-ce que la Démocratie ? » de Astra Taylor  (Canada), suivie de débat avec le parrain et le public.

Irmine KINDA

Burkina24

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