Burkina : L’ONI fait peau neuve

La production des cartes nationales d’identité burkinabè a repris depuis le 10 décembre 2019 après une suspension d’une semaine pour des raisons de renouvellement du plateau technique.  Des journalistes ont été invités à constater les changements au siège de l’Office National d’identification (ONI) à Ouagadougou ce vendredi 20 décembre 2019. 

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« Il y a trois semaines, l’ONI ralentissait, voire suspendait la production des cartes d’identité pour une semaine. Cela est expliqué par la nécessité de changement des plateaux techniques ou de la mise à jour de certains logiciels que nous avons depuis 10 ans », explique Kayala Aristide Béré, directeur général de l’ONI.

 Depuis le 10 décembre dernier, la production a  repris. Il était de bon ton pour lui d’informer la population.

L’acquisition du nouveau matériel (ordinateur, imprimante, détecteur, entre autres) et un nouveau dispositif avait pour but d’assurer une meilleure production, une sérénité dans la production des cartes d’identité, de réduire le temps d’établissement des cartes à maximum 3 jours et continuer de manière intensive en 2020, année électorale. Mais déjà,  le chiffre de 8 millions 750 000 personnes a été transmis 17 décembre 2019  à la CENI pour les opérations en vue de la préparation des élections.

Kayala Aristide Béré, directeur général de l’Office national d’identification

Ce renouvellement induit une capacité dans la production, le renforcement du système de sécurité et s’inscrit dans d’autres perspectives. « On était à 15 000 cartes par jour. Aujourd’hui, on est à 25 000 par jour », dit le directeur de l’ONI .

Puis poursuit-il, «nous allons commencer pour l’année à venir la numérisation des actes de naissance. Nous avons aussi la possibilité de mettre en place un dispositif de sécurité de l’identité des personnes à travers les banques, les sociétés, les notaires et les téléphonies mobiles ».

Le coût global de ce coup de neuf est estimé à plus de 5 milliards de F CFA  payable sur plusieurs années.

La rencontre a été l’occasion pour les journalistes de s’imprégner de la chaîne de production à travers une visite guidée.  200 personnes sont  à la tâche 24H/24.


« Tout commence par la collecte des données des informations sur l’individu demandeur. Ces données sont introduites au service de la production.

Les données sont ensuite convoyées au niveau de la gestion des lots pour faciliter le suivi des demandes en fonction des localités. Puis elles sont remises aux opérateurs de saisie qui les scannent et les transfèrent au niveau du service de la biométrie qui procède à la comparaison pour voir s’il n’y pas de cas de fraude ou des doublons.

La biométrie va travailler en fonction des empreintes digitales, des photos pour la reconnaissance faciale. Ce n’est qu’après cette étape et si elle est satisfaisante, les données repartent à la salle de production pour l’impression.

Après impression, ces cartes iront dans un autre service qu’on appelle assurance qualité, puis sont triées en fonction des localités par le service tri.

Les bordereaux et les enveloppes sont constitués et remis à la réception puis à la poste qui convoie ces enveloppes dans les différentes localités du Burkina.

Lorsqu’il y a un cas de soupçons de fraude, le dossier est envoyé au service d’investigation qui écoute les demandeurs ou les protagonistes et statue. Le service délivre des réquisitions au niveau des services de gendarmerie, de police, à l’état civil pour avoir la confirmation des pièces introduites pour la carte d’identité.

Mais si ce service constate qu’il y a une infraction constituée, les personnes concernées et même le dossier sont transférés au tribunal pour un jugement ».

 Amidou Enoch Sorgho, directeur de production


D’autres centres de production verront le jour, foi du directeur, à Ouahigouya, Dédougou, Gaoua, Kaya pour rapprocher le service des populations.

Pour l’heure, il n’existe que deux centres Ouaga et Bobo-Dioulasso.

Revelyn SOME

Burkina24

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