Covid-19 au Burkina Faso : Des enseignants du privé exigent la satisfaction de leurs préoccupations

La Coordination Nationale des Enseignants du Privé du Burkina (CNEP-B) a présenté, ce vendredi 24 Avril 2020, les difficultés des enseignants du privé, depuis la fermeture des établissements. Elle a également présenté à la presse, les préoccupations de ses membres à soumettre au gouvernement burkinabè et aux promoteurs des établissements privés.

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Depuis la fermeture des établissements d’enseignement scolaire, universitaire et professionnel dû au coronavirus, les enseignants du privé sont au chômage. Des initiatives d’accompagnement pour briser la chaine de contamination et la propagation de la maladie ont été développées, mais, aucune mesure d’accompagnement n’a été prise pour soulager les enseignants du privé durant cette période d’inactivité.

A cet effet, une coordination a été créée afin de faire entendre les préoccupations des enseignants du privé.Ces préoccupations sont entre autres, l’accompagnement des travailleurs des établissements d’enseignement privé avec une allocation nécessaire  pour la durée de la durée des établissements et la régularisation des arriérés de paiement dans certains établissements

Selon Amadou Tindano, président de la Coordination Nationale des Enseignants du Privé du Burkina (CNEP-B), la coordination a les moyens de pouvoir se faire entendre. « Nous, nous osons croire que le ministère va comprendre la légitimité et l’urgence de la situation pour travailler à réaliser le plus tôt possible. Nous ne souhaitons pas qu’on aille à une situation où, on sera obligé de se faire entendre par d’autres moyens», a-t-il affirmé.

Amadou Tindano, président du CNEP-B donne des détails sur les préoccupations des enseignants du privé

La coordination veut   qu’au niveau du ministère et  également des promoteurs des établissements, ils puissent donner une rémunération adaptée au contexte. « On n’a pas dit qu’il faut nous payer nos salaires, mais c’est un accompagnement. Que ces établissements puissent trouver un minimum, avec l’accompagnement du ministère, parce qu’on ne peut pas exiger de ça d’un établissement, si le ministère n’accompagne pas. C’est une situation urgente qui est décidée par l’Etat, donc l’Etat doit accompagner ces promoteurs. », a déclaré Amadou Tindano, président du CNEP-B.

Selon le président de la coordination, les établissements sont capables d’accompagner les enseignants, malgré la fermeture des classes. « Même s’il n’y a eu pas fermeture, ces établissements avaient l’argent pour payer les travailleurs jusqu’à la fin de l’année. Ce que nous savons également, c’est qu’à la date actuelle, la large majorité des établissements a déjà soldé la somme nécessaire pour payer les employés jusqu’à la fin de l’année, donc objectivement, si les gens sont doués d’un peu d’humanisme, ils sont capables d’accompagner les travailleurs», a-t-il réagi.

Les journalistes à la conférence de presse de la CNEP-B prennent les informations

La coordination a été créée en ce mois d’avril, selon les membres. Son président a précisé qu’il ne s’agit pas d’un syndicat mais, d’un comité qui a été créé par rapport à la situation et a ajouté qu’il n’est pas exclu qu’il évolue pour devenir un syndicat afin de poser d’autres précautions plus générales.

Par ailleurs, le comité appelle les enseignants et enseignantes des établissements privés à se mobiliser et se tenir prêt pour la satisfaction des préoccupations minimales qui seront soumises au gouvernement et aux promoteurs privés.

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

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